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	<title>La Saison Bleue</title>
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	<title>La Saison Bleue</title>
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		<title>Le canal de Panama, artère vitale du commerce mondial et « victime collatérale » de la guerre froide entre les Etats-Unis et la Chine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Walid Fitouri]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 09:46:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités des océans]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>  La scène n’a duré que quelques heures, elle n’a donné lieu à aucune effusion de violence, mais elle a marqué un basculement historique pour le Panama. Dans la matinée du 23 février, une délégation d’une quinzaine de représentants de l’Etat panaméen, d’avocats et de hauts fonctionnaires pénètre dans le port de Balboa, situé à l’embouchure [&#8230;]</p>
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<p> </p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La scène n’a duré que quelques heures, elle n’a donné lieu à aucune effusion de violence, mais elle a marqué un basculement historique pour le Panama. Dans la matinée du 23 février, une délégation d’une quinzaine de représentants de l’Etat panaméen, d’avocats et de hauts fonctionnaires pénètre dans le port de Balboa, situé à l’embouchure du canal donnant sur le Pacifique, juste à côté de la capitale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Près d’un mois plus tôt, la Cour suprême du Panama avait déclaré « anticonstitutionnelle » la concession du port accordée à l’entreprise chinoise CK Hutchison depuis 1999. Ce jour-là, la délégation vient mettre à exécution le jugement. Elle prend possession des lieux, de ses 28 grues et de ses quelque 2 000 employés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><br /><span style="color: #000000;">« Ça faisait vingt-sept ans qu’ils géraient ce port, la conversation a bien entendu été compliquée », concède avec euphémisme Luis Roquebert, le directeur de l’Autorité maritime du Panama, qui était présent. Après quelques heures de négociations tendues, la poignée de dirigeants de la société chinoise débranche les systèmes de communication, y compris le logiciel indiquant l’emplacement des conteneurs, puis quitte les lieux définitivement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Au même moment, une scène similaire se déroule à l’autre extrémité du canal, du côté donnant sur l’Atlantique, dans le port de Cristobal, qui est également sous concession de CK Hutchison depuis 1999. Les dirigeants de la société chinoise sont obligés de partir. « Tout s’est arrêté, un nouveau système informatique a été mis en place le lendemain, et il a fallu quelques jours pour commencer à reprendre le travail », rapporte une source syndicale. Fin juin, après quatre mois de rattrapage, les deux ports retrouvaient à peine les volumes réalisés avant la prise de contrôle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Avec ce coup de force – légal, assure le Panama, ce que conteste CK Hutchison – la tempête déclenchée par le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier 2025 venait d’atteindre son paroxysme. Le Panama, petit pays d’Amérique centrale de 4,5 millions d’habitants, est au cœur de la nouvelle guerre froide que se livrent la Chine et les Etats-Unis.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le canal, ouvert en 1914, est un passage-clé du commerce mondial, permettant de passer en huit heures entre les deux principaux océans de la planète – au lieu d’effectuer un détour de 8 000 kilomètres et de trois semaines par le cap Horn. Plus de 13 000 navires y transitent chaque année, comptant pour 5 % du commerce mondial, mais surtout 40 % des conteneurs allant et venant des Etats-Unis. Pour la première économie au monde, cela représente une sérieuse vulnérabilité : « La meilleure façon de faire mal aux Etats-Unis serait de bloquer le canal », explique Eddie Tapiero, professeur à l’université de Panama.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le jour de son investiture, le 20 janvier 2025, Donald Trump cite à six reprises le Panama dans son discours. Le canal, qui a longtemps appartenu aux Etats-Unis, a été « idiotement donné au pays de Panama », rugit-il. Pire encore, « la Chine [l’]opère ». « Nous ne l’avons pas donné à la Chine, nous l’avons donné au Panama, et nous allons le reprendre. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><br /><span style="color: #000000;">Ce coup de butoir, qui a pris les autorités panaméennes par surprise, a provoqué une escalade entre les deux superpuissances. Furieuse, la Chine ne pouvait pas s’incliner sans réagir. « Le problème est que Trump l’a directement accusée dans cette affaire et que le Panama est devenu un test [pour la domination de l’Amérique latine], explique Michael Cunningham, du centre de réflexion américain Stimson Center. La Chine a choisi d’envoyer une réponse très dure. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Elle a répliqué à deux niveaux. Initialement, un an avant la décision de la Cour suprême, CK Hutchison a voulu vendre ses ports. Le groupe hongkongais a annoncé la vente de ses deux sites du Panama, mais aussi des 43 autres qu’il gère à travers le monde, au fonds d’investissement américain Blackrock, allié à la compagnie maritime italo-suisse MSC. Pas question, a réagi Pékin, qui a visiblement su trouver les arguments pour bloquer la transaction.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ensuite, les autorités chinoises, sans le dire officiellement, se sont mises à inspecter très régulièrement les navires battant pavillon panaméen qui arrivent dans ses ports. Chaque inspection immobilise les bateaux plusieurs jours, dans une industrie où la vitesse et la fiabilité sont le cœur du système. « Evidemment, on peut toujours trouver un défaut sur un bateau », s’agace Luis Roquebert.<br /><br /></span><span style="color: #000000;">Inquiets, les armateurs ont commencé à abandonner le pavillon panaméen. Près de 250 navires (sur 8 500) ont déjà changé de pavillon. Le manque à gagner pour le pays demeure pour l’instant faible – autour de 5 millions de dollars (4,38 millions d’euros), selon Luis Roquebert –, mais il pourrait s’aggraver si la situation durait. Et voilà pourquoi le président du Panama, José Raul Mulino, a fait le voyage le 1er juin en Grèce, à la grande conférence d’armateurs Posidonia 2026. L’objectif était de les persuader que le problème n’était que passager.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Mais le pire pourrait être à venir. Le pavillon panaméen donne actuellement un accès aux ports chinois à un prix réduit, négocié il y a une décennie. Pas de chance pour le Panama, cet accord arrive à échéance le 31 juillet. Son renouvellement est désormais dans la balance.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« Le Panama est une victime collatérale [de la bataille entre les Etats-Unis et la Chine] », constate Omar Jaen Suarez, un conseiller du président, historien et ancien ambassadeur en France. « La réaction des Chinois est exagérée », ajoute Miguel Antonio Bernal, un autre conseiller du président, fataliste, citant un proverbe africain : « Quand deux éléphants se battent, c’est l’herbe qui souffre. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En 1903, le Panama n’existe pas encore, il n’est qu’une province de la Colombie. Depuis deux décennies, les Français s’enlisent dans les travaux pour creuser un canal rejoignant les deux océans. Ferdinand de Lesseps, l’ingénieur qui a creusé le canal de Suez, s’est trompé de technologie : un canal à niveau n’est pas possible, il faut un système d’écluses. Le choléra, la fièvre jaune et la malaria font des ravages.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les Américains rachètent le projet et fomentent un coup d’Etat en soutenant les mouvements indépendantistes. Le Panama devient prétendument un pays, mais le tracé du canal – et 8 kilomètres de chaque côté – sont sous la souveraineté des Etats-Unis. Et pour éviter tout malentendu, un militaire prend rapidement la direction des opérations. En 1914, c’est le succès, le canal, long de 80 kilomètres, est creusé, grâce à trois systèmes d’écluses qui fonctionnent encore aujourd’hui, leurs gigantesques portes ayant été forgées à Pittsburgh (Pennsylvanie).<br /><br /></span><span style="color: #000000;">Le président américain Theodore Roosevelt (juché sur le wagon et vêtu de blanc) passe en revue les troupes américaines dans la zone du canal de Panama, lors d’une inspection des travaux de construction du canal, en novembre 1906. AP PHOTO</span><br /><span style="color: #000000;">Theodore Roosevelt (1901-1909) fait le déplacement à Panama. C’est la première fois qu’un président américain en exercice sort des Etats-Unis. Des bases militaires sont présentes un peu partout – il en restera trois jusqu’en 1999. Sur la côte des Caraïbes, l’« Ecole des Amériques », dont le bâtiment est aujourd’hui un hôtel en rénovation, entraîne tous les contre-révolutionnaires qui luttent contre les gouvernements d’Amérique latine jugés trop à gauche par Washington. De nombreux futurs dictateurs y apprennent le combat dans la jungle et y fomentent des coups d’Etat. « Ce pays a été notre colonie, pas la peine de le nier », reconnaît John Feeley, l’ancien ambassadeur américain à Panama.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le canal n’est alors pas une question commerciale. De la seconde guerre mondiale jusqu’en 1960, il est même exclusivement à usage militaire. La mondialisation est alors quasi inexistante, la Chine une non-entité économique. L’objectif prioritaire est de faire passer les navires de guerre américains rapidement d’un océan à l’autre. Même quand le commerce se développe, les Etats-Unis ne s’y intéressent guère : ils ne dégagent aucun profit du canal, se contentant d’imposer des frais qui couvrent leurs coûts.</span></p>
<h4 style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;">Capacité doublée</span></strong></h4>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Dans ces circonstances, la rétrocession du canal au Panama marque l’acte de naissance réel de cette jeune nation. Négociée en 1977 par Jimmy Carter (1977-1981) et son homologue panaméen, Omar Torrijos (1968-1981), elle devient effective le 31 décembre 1999, à midi. « Pour la première fois de notre histoire, nous avions le plein contrôle de notre principale ressource : notre géographie », explique Alberto Aleman Zubieta, qui a été le premier administrateur panaméen du canal.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">A l’époque, la question lancinante est de savoir si les autorités panaméennes, très corrompues, réussiraient à gérer cette infrastructure-clé. « Beaucoup de gens n’y croyaient pas », continue Alberto Aleman Zubieta.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Un quart de siècle plus tard, le succès est unanimement constaté. Non seulement les opérations fonctionnent parfaitement, mais le Panama a doublé la capacité du canal, en construisant deux nouveaux jeux d’écluses. Depuis leur ouverture en 2016, les « néo-Panamax », ces gigantesques porte-conteneurs nouvelle génération, peuvent passer par cette route. Des navires comme le Maersk Skarstind, par exemple, qui transitait le 22 juin, en provenance du port de Savannah, en Géorgie : 300 mètres de long, 48 mètres de large, huit rangées de conteneurs entassées les unes sur les autres. Celui-ci peut charger un peu moins de 10 000 conteneurs (équivalent vingt pieds). Pas grand-chose : en 2025, un navire transportant 17 000 conteneurs a emprunté le canal.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pendant le passage, le contrôle panaméen est total. L’Autorité du canal (ACP) décide l’ordre des transits. Un pilote de l’ACP prend alors la direction du navire. Surtout, la gestion change de logique : désormais, le commerce prime.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><br /><span style="color: #000000;">Le porte-conteneurs « Ever Lucent », engagé dans le canal de Panama en direction de l’océan Pacifique, le 4 septembre 2023. TARINA RODRIGUEZ POUR « LE MONDE »</span><br /><span style="color: #000000;">Le passage du canal se rémunère en moyenne entre 700 000 et 1 million de dollars (jusqu’à 880 000 euros), voire plus, suivant le type de navire et sa taille. En vingt-sept ans, grâce aux nouvelles écluses, le transit de marchandises est passé de 350 millions de tonnes par an à 510 millions. En 2025, le canal a dégagé 5,7 milliards de dollars de bénéfices, en reversant la moitié au gouvernement – soit près de 10 % du budget de ce dernier. En comptant les cinq ports, les deux zones franches, l’industrie de la logistique qui entourent le canal et les retombées indirectes (tourisme, hôtellerie…), c’est un tiers du produit intérieur brut du pays qui en dépend. De quoi comparer parfois le Panama a une économie de rente, qui dépend de sa géographie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’ACP, indépendante du gouvernement, est devenue un véritable Etat dans l’Etat. Ses bureaux sont situés dans un imposant bâtiment posé au sommet d’une colline de Panama, la capitale, avec une vue imprenable sur le port de Balboa, celui-là même qui a été saisi en février. Au pied de l’immeuble, un petit bâtiment sans charme abrite le ministère du canal, qui dépend, lui, du gouvernement et qui n’a guère d’autorité. L’interview avec le ministre est d’ailleurs organisée par le chargé de communication de l’ACP, qui se permet même de rouler des yeux quand les réponses l’agacent.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Quelle mouche a donc piqué Donald Trump ? Quand il revient au pouvoir en janvier 2025, le canal fonctionne sans problème et est la clé du commerce américain : 57 % des conteneurs se dirigeant vers la côte est des Etats-Unis y passent. Quant aux Etats-Unis, malgré leur retrait en 1999, ils gardent un œil plus qu’attentif. « Tout ce que nous comptions d’agences en trois lettres – CIA, FBI… – étaient très présentes quand j’étais ambassadeur au Panama [en 2016-2017], rappelle John Feeley. Est-ce que les Chinois de CK Hutchison avaient les moyens d’installer des caméras et des capteurs dans les ports ? Evidemment. Mais nous savions exactement tout ce qui se passait dans le canal. »</span></p>
<h4 style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;">« Trump a politisé le canal »</span></strong></h4>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Chaque année, l’exercice militaire américain Panamax s’y déroulait. Et quand un navire est parti de Cuba en 2013 à destination de la Corée du Nord, cachant dans une double-coque des pièces détachées de MIG-21, un avion de chasse russe, il a été arrêté au Panama. « Si Trump avait lu le dossier, il aurait su que le canal était dans de bonnes mains. Le drame est qu’il a politisé le canal. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Un basculement historique s’est cependant opéré en 2017. Le Panama, qui reconnaissait alors officiellement Taïwan, change d’allégeance et bascule vers Pékin, affirmant qu’il n’y a « qu’une seule Chine dans le monde ». Le geste diplomatique est une évidence économique : 23 % des navires qui traversent le canal vont ou viennent de Chine. Les autorités chinoises accompagnent ce geste d’une série de cadeaux. Le président Xi Jinping fait une visite officielle dans le pays en 2018, et il offre un accès à prix réduit aux ports chinois pour les navires battant pavillon panaméen.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><br /><span style="color: #000000;">Le président chinois, Xi Jinping, aux côtés de son homologue panaméen, Juan Carlos Varela, près d’une écluse du canal de Panama, le 3 décembre 2018. LUIS ACOSTA/AFP</span><br /><span style="color: #000000;">Dans le même temps, Hongkong, où CK Hutchison a son siège, est repris d’une main de fer par Pékin. L’entreprise, une multinationale qui n’a longtemps pas été dans le giron du Parti communiste chinois, est obligée de donner des gages. Son président, Victor Li Tzar-kuoi, est aussi membre de la Conférence consultative politique, la principale instance consultative en Chine, réunie sous la direction du Parti communiste chinois (PCC). De quoi inquiéter les Américains d’une prise de contrôle par Pékin ? « Les Etats-Unis ne permettront pas au PCC de continuer son contrôle croissant et effectif du canal de Panama », avertissait Marco Rubio, le secrétaire d’Etat américain, lors d’un déplacement sur place, en février 2025.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Face à la tempête, le Panama s’accroche à un argument-clé : la neutralité du canal, garantie par un traité signé en 1977 en parallèle de la rétrocession. « C’est notre bouclier », résume Ilya Espino de Marotta, la vice-administratrice de l’Autorité du canal. Navires russes ou ukrainiens, américains ou chinois, tous peuvent passer indifféremment, tant qu’ils ont payé le droit de péage et remplissent les conditions techniques nécessaires.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En mai 2025, quand Pete Hegseth, le secrétaire à la défense américain, est venu prononcer un discours devant le canal, surfant sur les provocations de Donald Trump, le Panama lui a tenu tête. Il revendiquait un droit de passage gratuit pour les navires de guerre américains (en plus du droit de passage prioritaire, en place historiquement). Il ne l’a pas obtenu, assure Ilya Espino de Marotta. Pour garder la pression, et bien envoyer le message de sa domination, Washington a cependant décidé d’envoyer des soldats mener des exercices d’entraînement dans la jungle panaméenne.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pour Eddie Tapiero, de l’université du Panama, cette neutralité est absolument la clé de l’avenir du Panama. « Pendant la mondialisation, la base était que les pays se faisaient confiance. Ce n’est plus le cas. Désormais, il faut apporter une garantie de cette confiance », poursuit-il. Traiter tous les navires sur une base complète d’égalité est essentiel.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« En 1914, le canal avait été conçu pour la guerre, pour permettre aux navires militaires de passer, rappelle Ilya Espino de Marotta. La bataille est désormais commerciale, avec les droits de douane ou encore la question du passage dans le canal. » Et le Panama est au cœur de cette lutte.</span></p>
<p style="text-align: right;"><strong><a href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/07/13/le-canal-de-panama-artere-vitale-du-commerce-mondial-et-victime-collaterale-de-la-guerre-froide-entre-les-etats-unis-et-la-chine_6723047_3235.html">Source : Le Monde</a></strong></p>
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		<title>Foujeyra, le port du bon côté d’Ormuz, au cœur des ambitions des Emirats arabes unis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Walid Fitouri]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 09:42:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités des océans]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>  « La ruée sur les ports » (4/16). Les Emirats arabes unis misent sur le golfe d’Oman pour réduire leur dépendance au détroit d’Ormuz. Des travaux titanesques y sont engagés. Les ports de Foujeyra, Khor Fakkan et Dibba vont faire l’objet de nouvelles extensions et compenser ainsi le ralentissement de Djebel Ali, un des plus grands ports [&#8230;]</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="http://lasaisonbleue.com/actualites/foujeyra-le-port-du-bon-cote-dormuz-au-coeur-des-ambitions-des-emirats-arabes-unis/">Foujeyra, le port du bon côté d’Ormuz, au cœur des ambitions des Emirats arabes unis</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="http://lasaisonbleue.com">La Saison Bleue</a>.</p>
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<p style="text-align: justify;"> </p>
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<p class="article__desc">« La ruée sur les ports » (4/16). Les Emirats arabes unis misent sur le golfe d’Oman pour réduire leur dépendance au détroit d’Ormuz. Des travaux titanesques y sont engagés. Les ports de Foujeyra, Khor Fakkan et Dibba vont faire l’objet de nouvelles extensions et compenser ainsi le ralentissement de Djebel Ali, un des plus grands ports de conteneurs du monde, situé dans le golfe Arabo-Persique.</p>
</section>
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<section class="article__content">
<p class="article__paragraph article__paragraph--lf " style="text-align: justify;">Les enfants se baignent à Ras Al-Dahrah en regardant passer au loin un bateau chinois. Nous sommes le 24 juin et le détroit d’Ormuz s’embrase au coucher du soleil. Voilà deux jours que les cargos évacuent le golfe Arabo-Persique sous la surveillance de l’Organisation maritime internationale, et empruntent au compte-gouttes cette gorge séparant l’Iran de la péninsule Arabique, par laquelle transitent d’ordinaire 20 % du pétrole mondial.</p>
<p style="text-align: justify;">Un soulagement pour la planète entière, qui n’a malheureusement pas duré plus d’un mois. Malgré <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2026/06/19/l-accord-entre-les-etats-unis-et-l-iran-un-protocole-fragile-decrypte-et-commente-point-par-point_6704980_3210.html?srsltid=AfmBOoq4W6RiXuFl2BMSVdtQLOQ7Vdq8VoWDZz-uj5xm1oqbFPfJJEy4">le protocole d’accord signé le 17 juin par Washington et Téhéran</a>, prévoyant la réouverture sans condition du détroit pendant soixante jours, <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/12/l-iran-annonce-la-fermeture-du-detroit-d-ormuz-jusqu-a-nouvel-ordre_6722775_3210.html?srsltid=AfmBOopA4acmfBKPP_ZPHsAOeo_4-9M7fw0nFMg0gRUKbqX7Nthm46JL">les gardiens de la révolution ont annoncé, dimanche 12 juillet, le retour des restrictions</a>. Quelques heures avant, ils ont frappé un bateau chypriote n’ayant pas suivi la route exigée. La liberté de navigation est un leurre, et la perspective d’un futur droit de passage, prélevé par l’Iran et le sultanat d’Oman, ne fait qu’ajouter à la panique.</p>
<p style="text-align: justify;">Une menace intolérable pour les Emirats arabes unis, qui ont construit à deux heures de là un des plus grands ports de conteneurs du monde. Situé à la périphérie de Dubaï, Djebel Ali représente un sommet de technologie et d’efficacité. Une forêt de grues jaunes déposent les conteneurs sur une soixantaine de quais. Juste à côté s’étend l’une des plus grandes fonderies d’aluminium de la planète. Coincée entre la mer et l’autoroute, elle s’impose sur plusieurs kilomètres et continue d’investir dans l’avenir : une nouvelle extension, permettant de recycler 200 000 tonnes d’aluminium par an, a été inaugurée, le 24 juin.</p>
<p style="text-align: justify;">Le port de Djebel Ali se démarque ainsi fièrement sur le front de mer de Dubaï, non loin de la célèbre île artificielle de Palm Jumeirah qui accueille la jet-set du monde entier. Un contraste saisissant entre le luxe bling-bling et la logistique industrielle, qui incarnent les deux grands piliers de la réussite dubaïote.</p>
<p style="text-align: justify;">Le commerce y est d’ailleurs beaucoup plus ancien que le tourisme. Des épices à l’or en passant par le textile et les hydrocarbures, les Emirats arabes, qui ne se sont unis qu’en 1971, ont vu passer depuis des siècles toutes les richesses du monde. Tant d’éclat a suscité beaucoup de convoitises, au point de faire connaître la région comme la « côte des Pirates » – un nom qui a perduré jusqu’au XIXe siècle.Devant un chantier naval, à Khor Fakkan, dans l’émirat de Chardja, le 25 février 2026. GIUSEPPE CACACE/AFP<br />Les pirates sont moins visibles aujourd’hui, mais les ambitions commerciales demeurent : « Les Emirats arabes unis sont une thalassocratie. La compagnie portuaire nationale, DP World, possède des participations dans des ports du monde entier. Ils ont besoin que les Emirats restent un point de passage sur les routes de la mondialisation », explique Laurent Vigier, un Français qui vit à Dubaï depuis sept ans et dirige le fonds de capital-investissement Five Capital.<br /><br />Oui mais voilà : Djebel Ali est tombé du mauvais côté de la pièce. Ou plutôt du mauvais côté du détroit. Depuis février, il est enfermé dans ce golfe Arabo-Persique dont l’Iran a coupé l’accès. Malgré la réouverture partielle du détroit d’Ormuz, les conteneurs ne sont plus qu’un petit millier à y transiter chaque jour. C’est quarante fois moins qu’avant la guerre, explique un responsable logistique sur place (les personnes dont le nom n’est pas indiqué ont requis l’anonymat). Heureusement, les Emirats arabes unis s’étendent sur deux côtes : celle du golfe Arabo-Persique, à l’ouest, sur laquelle ont été bâties Abou Dhabi et Dubaï, et celle du golfe d’Oman, à l’est, ouvrant sur la mer d’Arabie.<br /><br /></p>
<h4 style="text-align: justify;"><strong>Accueil de porte-conteneurs<br /><br /></strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Il suffit d’observer les deux eaux pour comprendre l’enjeu : la première est une mer d’huile, aucune vague ne vient ourler son miroir. La seconde est agitée, venteuse, ouverte à tous les océans du monde. Les bateaux qui accostent ici proviennent directement des eaux internationales. C’est là, dans cet émirat excentré de Foujeyra, que reposent les nouveaux espoirs commerciaux des Emirats arabes unis.</p>
<p style="text-align: justify;">Le port, situé dans la ville sans charme de Foujeyra, n’a pas été conçu pour cela. Situé au bout de l’oléoduc qui transporte le pétrole d’Abou Dhabi, il constitue la première plaque tournante du Moyen-Orient pour le stockage (avec une capacité de 18 millions de mètres cubes) et le commerce de pétrole. Le nord de la ville n’est qu’une vaste succession de cuves de fioul, serrées entre la mer et les monts Hajar. Son activité a explosé depuis le début de la guerre, fin février : les volumes de pétrole brut qui y sont exportés chaque jour ont augmenté de 38 % depuis février, précisent les autorités locales.<br /><br />Chargement d’un navire au port de Foujeyra, aux Emirats arabes unis, le 6 mai 2026. AMR ALFIKY/REUTERS<br /><br />Mais le port est aujourd’hui bien plus qu’un terminal pétrolier. Pour la première fois de son histoire, il accueille des porte-conteneurs. En ce 24 juin, des dizaines patientent au large de la côte. « Chacun a un numéro. Ils attendent qu’on les appelle pour accoster. Cela peut prendre des jours : nous n’avons que quatre quais à conteneurs, c’est sous-dimensionné », explique un docker. Au-delà des hydrocarbures, la ville est devenue la porte d’entrée de tous les produits étrangers, des médicaments aux téléphones portables en passant par les fruits et légumes. Dans ce désert suffocant où rien ne pousse, elle garantit la sécurité alimentaire du pays, qui importe 80 % de sa nourriture.</p>
<p style="text-align: justify;">Les multinationales s’y ruent pour livrer leurs marchandises au plus vite. Mais l’efficacité ne se décrète pas. Le groupe de cosmétiques Clarins en sait quelque chose : bousculé par la fermeture de Djebel Ali en mars – à la suite de tirs iraniens –, il a envoyé ses conteneurs à Foujeyra. Le bateau était trop grand pour y accoster, il a donc été dérouté vers l’Inde. Les conteneurs ont été ensuite transbordés sur des navires plus petits, puis renvoyés vers Foujeyra. « Nos produits viennent de France. En temps normal, ils mettent deux à trois semaines pour rejoindre les Emirats. Là, ça nous a pris trois mois de plus », explique Osama Rinno, président de Clarins au Moyen-Orient. Des cartons ont aussi été expédiés par avion pour éviter les ruptures de stocks, mais cette option n’est pas viable : « Le transport aérien coûte trois à quatre fois plus cher que celui en bateau », poursuit-il. Impossible, non plus, de retourner à Djebel Ali tant que les négociations avec l’Iran restent aussi incertaines : « Nous attendrons que le détroit d’Ormuz rouvre totalement. Les assurances que paient les bateaux pour rejoindre le golfe Arabo-Persique sont trop onéreuses », ajoute Osama Rinno. Pour lui comme pour d’autres, le développement du port de Foujeyra est une nécessité.</p>
<h4 style="text-align: justify;"><strong>« Projet absolument stratégique »</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Situé vingt kilomètres plus au nord, celui de Khor Fakkan connaît une transformation encore plus spectaculaire. Conçu comme une simple plateforme de transbordement, il gérait l’équivalent de 2 000 conteneurs par semaine en début d’année. Il en voit défiler vingt-cinq fois plus désormais. Les camions prennent ensuite le relais pour desservir les Emirats, et au-delà le Qatar, le Koweït et Bahrein, trois pays enclavés dans le golfe Arabo-Persique. Sur la route à trois voies qui rejoint Dubaï, ces camions forment un long serpent qui ondule au gré des virages. La vision est d’autant plus frappante qu’ils peinent à gravir les hauteurs des monts Hajar. Certains sont presque à l’arrêt et dégagent d’épaisses fumées noires. Le relief n’était pas forcément adapté à un tel trafic, mais la géopolitique a raison de tout.<br /><br />Le pouvoir émirati fait tout pour fluidifier le trafic. Le groupe Schneider Electric, qui a également appris à se passer de Djebel Ali, se dit ainsi « bluffé » par son pragmatisme et sa réactivité. « Une partie de notre marchandise arrive par Foujeyra, une autre par le port de Salalah, dans le sultanat d’Oman. Mais ce port n’est pas conçu pour faire du dédouanement. Les deux gouvernements se sont donc arrangés pour que les marchandises soient transportées aux Emirats et dédouanées là-bas. C’était la chose la plus intelligente à faire pour éviter les goulets d’étranglement », explique la responsable régionale de Schneider Electric, Amel Chadli.</p>
<p style="text-align: justify;">Le gouvernement émirati ne compte pas en rester là. Le 17 juin, il a présenté une stratégie destinée à faire cesser la dépendance du pays au détroit d’Ormuz et à s’affranchir du chantage iranien. « Nous allons vers une dépendance zéro vis-à-vis d’Ormuz, et ce quoi qu’il arrive », a fait valoir le ministre du commerce extérieur, Thani Al-Zeyoudi.</p>
<p style="text-align: justify;">Les ports de Foujeyra, Khor Fakkan et Dibba, plus au nord, vont faire l’objet de nouvelles extensions. L’oléoduc qui achemine le pétrole d’Abou Dhabi sera doublé à compter de 2027, pour une capacité totale de 3,5 millions de barils par jour. Un troisième est envisagé pour transporter les produits raffinés (diesel, essence, kérosène). « Ce projet est absolument stratégique, car les capacités mondiales de raffinage dépendaient jusqu’alors beaucoup du golfe Arabo-Persique », explique Arnaud Lacheret, professeur de sciences politiques vivant à Dubaï, enseignant à la Skema Business School.</p>
<p style="text-align: justify;">Conscients que les infrastructures existantes sont limitées par l’espace et ne peuvent pas être étendues indéfiniment, les Emirats arabes unis prévoient même de faire sortir de terre un port totalement nouveau, proche de Foujeyra, a révélé le Financial Times, lundi 13 juillet. Il pourrait être achevé en dix-huit mois, ajoute le quotidien financier. Une prouesse pour un tel projet, qui en dit long sur le degré d’urgence.</p>
<p style="text-align: justify;">Du mal à répliquer le succès de Djebel Ali</p>
<p style="text-align: justify;">D’autres ports prospèrent aussi plus au sud, dans le sultanat d’Oman. L’armateur français CMA CGM prévoit ainsi 400 millions d’euros pour développer celui de Sohar, à une centaine de kilomètres de Foujeyra. Cette diversification reste néanmoins fragile. D’abord parce que les ports du golfe d’Oman sont eux aussi à portée des missiles iraniens. Les gardiens de la révolution l’ont rappelé en incendiant une partie du complexe pétrolier de Foujeyra par des tirs de drones, le 14 mars. Ils ont également publié une carte maritime, le 21 mai, qui intègre le port de Foujeyra dans leur sphère de contrôle. Une provocation, si loin des eaux territoriales iraniennes.</p>
<p style="text-align: justify;"><br />Les Emirats auront quoi qu’il en soit du mal à répliquer le succès de Djebel Ali, le port dubaïote. « On peut imaginer que l’acheminement des produits pétroliers se fasse indépendamment du détroit d’Ormuz. Pour le reste, c’est impossible : l’urée, les fertilisants, la métallurgie et l’aluminium ne pourront jamais se passer de Djebel Ali. L’infrastructure est tellement colossale qu’elle ne peut pas être reproduite ailleurs », explique Arnaud Lacheret. Les nouvelles routes commerciales, qui imposent des trajets en bateau puis en camion, sont par ailleurs plus chères, de l’ordre de 12 % en moyenne, selon un économiste sur place. Un surcoût non négligeable.</p>
<p style="text-align: justify;">Le succès du golfe d’Oman est d’autant plus fragile que les transports terrestres qui drainent la péninsule Arabique sont archaïques et la coopération régionale à la peine. « On assiste en fait à une compétition régionale : chaque pays a son port et sa compagnie aérienne. Les sommes qui y sont consacrées sont pharaoniques. Mais au niveau collectif, il ne se passe rien », confirme un économiste de la région. Un train doit bien être inauguré en septembre, qui reliera à terme le port de Foujeyra à l’ouest du pays. Mais il ne s’aventurera pas au-delà des frontières nationales.</p>
<p style="text-align: right;"><a href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/07/14/foujeyra-le-port-du-bon-cote-d-ormuz-au-c-ur-des-ambitions-des-emirats-arabes-unis_6723253_3234.html"><strong>Source : Le Monde</strong></a></p>
</section>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="http://lasaisonbleue.com/actualites/foujeyra-le-port-du-bon-cote-dormuz-au-coeur-des-ambitions-des-emirats-arabes-unis/">Foujeyra, le port du bon côté d’Ormuz, au cœur des ambitions des Emirats arabes unis</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="http://lasaisonbleue.com">La Saison Bleue</a>.</p>
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		<title>Le Maroc et le Bénin coprésident la 7e réunion ministérielle du PEAA à Cotonou</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Walid Fitouri]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 09:37:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités du bassin méditerranéen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>  Les travaux de la 7e réunion ministérielle du Processus des États Africains Atlantiques (PEAA) se sont ouverts ce lundi à Cotonou, au Bénin, sous la coprésidence du Royaume du Maroc et de la République du Bénin. Cette rencontre stratégique vise à consolider la coopération entre les pays africains riverains de l’Atlantique et à renforcer [&#8230;]</p>
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<p data-start="182" data-end="691"> </p>
<p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" style="text-align: justify;" data-start="182" data-end="691"><strong>Les travaux de la 7e réunion ministérielle du Processus des États Africains Atlantiques (PEAA) se sont ouverts ce lundi à Cotonou, au Bénin, sous la coprésidence du Royaume du Maroc et de la République du Bénin. Cette rencontre stratégique vise à consolider la coopération entre les pays africains riverains de l’Atlantique et à renforcer l’intégration régionale, conformément à la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, pour un espace atlantique africain de paix, de stabilité et de prospérité partagée.</strong></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="693" data-end="1098">La délégation marocaine est conduite par Mohamed Methqal, ambassadeur et directeur général de l’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI). Elle comprend également Tarik Iziraren, secrétaire permanent du PEAA, Rachid Rguibi, ambassadeur du Maroc au Bénin, ainsi que plusieurs responsables du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1100" data-end="1533">Depuis son lancement à Rabat en juin 2022, le Processus des États Africains Atlantiques a franchi plusieurs étapes majeures, notamment avec la création d’un Secrétariat permanent à Rabat, la mise en place de groupes de travail thématiques et l’adoption d’un programme d’action axé sur le dialogue politique, la sécurité maritime, l’économie bleue, la connectivité, la transition énergétique et la protection de l’environnement marin.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1535" data-end="1879">Après les réunions organisées à Rabat, New York et Praia, la rencontre de Cotonou marque une nouvelle étape dans le renforcement de la coordination entre les États membres afin de promouvoir un développement durable, une meilleure gouvernance des espaces maritimes et un codéveloppement bénéfique à l’ensemble de la façade atlantique africaine.</p>
<p style="text-align: right;" data-start="1535" data-end="1879"><a href="https://industries.ma/le-maroc-et-le-benin-copresident-la-7e-reunion-ministerielle-du-peaa-a-cotonou/"><strong>Source : Industries</strong></a></p>
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		<title>The MedFund lance un appel à projets pour renforcer les aires marines protégées en Tunisie et en Méditerranée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Walid Fitouri]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 09:35:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités du bassin méditerranéen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>  Le fonds fiduciaire environnemental “The MedFund” vient de lancer un appel à manifestation d’intérêt au profit des structures gestionnaires et co-gestionnaires des aires marines protégées (AMP) de Méditerranée (Tunisie, Albanie, Algérie, Croatie, Égypte, Grèce, Liban, Maroc, Monténégro, et Turquie). L’objectif est de bénéficier d’un appui technique et financier, sur deux phases, pour renforcer durablement leur gestion. [&#8230;]</p>
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<p> </p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le fonds fiduciaire environnemental “The MedFund” vient de lancer un appel à manifestation d’intérêt au profit des structures gestionnaires et co-gestionnaires des <a style="color: #000000;" href="https://www.webmanagercenter.com/tag/aires-marines" target="_blank" rel="noopener">aires marines</a> protégées (AMP) de Méditerranée (Tunisie, Albanie, Algérie, Croatie, Égypte, Grèce, Liban, Maroc, Monténégro, et Turquie). L’objectif est de bénéficier d’un appui technique et financier, sur deux phases, pour renforcer durablement leur gestion.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">D’après un communiqué, publié, jeudi, par l’Agence de Protection et d’Aménagement du Littoral (APAL), cet appui technique et financier est destiné aux AMP officiellement créée ou en cours de création, les Plans de gestion validés, ou documents d’orientation de gestion, et les Équipes de gestion en place. Pour les ONG, une lettre d’approbation des autorités nationales est obligatoire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’Agence a appelé, dans ce cadre, les candidats intéressés par cette opportunité à manifester leurs intérêts, pour la première phase, au plus tard le 31 juillet 2026, via le lien contact@themedfund.org.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les candidats ayant manifesté leur intérêt en phase 1 peuvent, sur demande, bénéficier d’un accompagnement du “MedFund” pour préparer leur dossier en phase 2. La date limite pour la soumission du dossier complet a été fixée au 2 octobre 2026.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Créé en 2015, The “MedFund” soutient la mise en œuvre de plans de gestion et accompagne les acteurs engagés pour la préservation de la Méditerranée. Il concrétise l’engagement de plusieurs États méditerranéens et d’organisations environnementales internationales convaincus que l’avenir de la Méditerranée et de ses populations exige une action immédiate.</span></p>
<p style="text-align: right;"><a href="https://www.webmanagercenter.com/2026/07/10/569917/the-medfund-lance-un-appel-a-projets-pour-renforcer-les-aires-marines-protegees-en-tunisie-et-en-mediterranee/"><strong>Source : Webmanagercenter</strong></a></p>
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		<title>Économie bleue : le président Bassirou Diomaye Faye fixe le nouveau cap maritime du Sénégal</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Walid Fitouri]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 09:33:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités des océans]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>  Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a ouvert ce lundi, le Forum sur le développement durable des transports maritimes et de la logistique dans l’économie bleue. Le chef de l&#8217;État a fixé comme objectif de transformer le Sénégal, qui possède 750 kilomètres de côtes et un vaste réseau fluvial, en un acteur [&#8230;]</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="http://lasaisonbleue.com/actualites/economie-bleue-le-president-bassirou-diomaye-faye-fixe-le-nouveau-cap-maritime-du-senegal/">Économie bleue : le président Bassirou Diomaye Faye fixe le nouveau cap maritime du Sénégal</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="http://lasaisonbleue.com">La Saison Bleue</a>.</p>
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<p> </p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a ouvert ce lundi, le Forum sur le développement durable des transports maritimes et de la logistique dans l’économie bleue. Le chef de l&rsquo;État a fixé comme objectif de transformer le Sénégal, qui possède 750 kilomètres de côtes et un vaste réseau fluvial, en un acteur maritime majeur et non plus en un « simple point de passage sur la façade atlantique de l’Afrique de l’Ouest ». Constatant que l&rsquo;économie maritime ne pèse qu&rsquo;une fraction de la richesse nationale, il a affirmé que cette situation est « la mesure de ce que nous laissons inexploité ».</span><br /><span style="color: #000000;"> </span><br /><span style="color: #000000;">Le plan d&rsquo;action présidentiel repose sur la construction du port en eau profonde de Ndayane pour accueillir les plus grands porte-conteneurs du monde, la création de corridors logistiques pour désenclaver les populations et le développement d&rsquo;une grande école des métiers de la mer qui deviendra une université dédiée. Le projet intègre aussi la modernisation des ports de pêche car, selon le président, « une politique maritime qui oublierait la pêche artisanale n’en serait pas une ». L&rsquo;ambition affichée est de renforcer la souveraineté nationale par la maîtrise des espaces maritimes, le chef de l&rsquo;État ayant conclu son intervention par ces mots : « La mer n’oublie jamais ceux qui la respectent. »</span></p>
<p style="text-align: right;"><a href="https://www.pressafrik.com/Economie-bleue-le-president-Bassirou-Diomaye-Faye-fixe-le-nouveau-cap-maritime-du-Senegal_a308229.html"><strong>Source : Pressafrik</strong></a></p>
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		<item>
		<title>Crise du détroit d’Ormuz : quand l’assurance maritime renchérit sur les flux africains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Walid Fitouri]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 09:32:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités des océans]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>  La flambée des primes war-risk sur Ormuz rebat les cartes des routes entre le Golfe et l’Afrique, exposant les fragilités des marchés africains d’assurance maritime et de financement du commerce. La crise du détroit d’Ormuz s’est cristallisée le 28 février 2026, lorsque les frappes coordonnées des États-Unis et d’Israël contre l’Iran ont déclenché une envolée [&#8230;]</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="http://lasaisonbleue.com/actualites/crise-du-detroit-dormuz-quand-lassurance-maritime-rencherit-sur-les-flux-africains/">Crise du détroit d’Ormuz : quand l’assurance maritime renchérit sur les flux africains</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="http://lasaisonbleue.com">La Saison Bleue</a>.</p>
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<p> </p>
<p class="text-base md:text-lg text-neutral-700 leading-relaxed font-medium mb-5 border-l-4 border-red-600 pl-4" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La flambée des primes war-risk sur Ormuz rebat les cartes des routes entre le Golfe et l’Afrique, exposant les fragilités des marchés africains d’assurance maritime et de financement du commerce.</span></p>
<div class="grid grid-cols-1 md:grid-cols-[1fr_300px] gap-6 md:gap-10 items-start">
<div class="order-1 md:order-1">
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La crise du détroit d’Ormuz s’est cristallisée le <strong>28 février 2026</strong>, lorsque les frappes coordonnées des États-Unis et d’Israël contre l’Iran ont déclenché une envolée des risques sur cette voie stratégique, poussant plusieurs assureurs maritimes à suspendre ou renégocier leurs couvertures de guerre pour les navires opérant dans le Golfe. <cite data-src="https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_du_d%C3%A9troit_d%27Ormuz_%282026%29">Selon les chronologies établies par les institutions internationales, cette escalade s’est accompagnée d’une hausse rapide des primes d’assurance contre les risques de guerre pour les transits par Ormuz.</cite></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’enjeu pour les acteurs africains de la finance est clair : comment absorber un risque géopolitique qui se price désormais en dizaines de points de base de valeur de navire par transit, alors même que les capacités locales en assurance maritime restent limitées ?</span></p>
<p> </p>
<h4 id="h-1" style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;">Comment la crise d’Ormuz a déplacé le centre de gravité du risque</span></strong></h4>
<p> </p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><cite data-src="https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_du_d%C3%A9troit_d%27Ormuz_%282026%29">Dans les jours qui ont précédé les frappes, les primes war-risk appliquées aux navires traversant Ormuz sont passées d’environ <mark>0,125 %</mark> à une fourchette comprise entre <mark>0,2 %</mark> et <mark>0,4 %</mark> de la valeur assurée du navire et de sa cargaison pour chaque transit.</cite><cite data-src="https://www.decauxassurances.com/blog/2026/06/06/morning-cafe-edition-06-revue-presse-assurance/">Au début du mois de juin, des analystes de marché estimaient que la couverture war-risk de sept jours pour un navire franchissant Ormuz se négociait désormais autour de <mark>4 %</mark> de la valeur du navire, chaque passage devant être déclaré individuellement à l’assureur.</cite></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><cite data-src="https://www.imo.org/fr/mediacentre/pressbriefings/pages/imo-statement-on-settebello-attack.aspx">L’Organisation maritime internationale (OMI) a confirmé au printemps 2026 au moins <mark>46</mark> attaques contre la navigation dans et autour du détroit, ayant entraîné la mort de <mark>14</mark> marins, illustrant que le risque n’est plus théorique.</cite><cite data-src="https://www.imo.org/fr/mediacentre/pressbriefings/pages/imo-calls-for-safe-passage-framework-in-strait-of-hormuz.aspx">Réuni les 18 et 19 mars 2026, le Conseil de l’OMI a demandé l’instauration d’un cadre de passage sûr, tout en condamnant les menaces et attaques qui perturbent le commerce mondial.</cite> La conséquence financière immédiate se lit dans les contrats : primes multipliées, durées de couverture raccourcies, exclusions renforcées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><cite data-src="https://economia.uol.com.br/noticias/reuters/2026/03/02/empresas-de-transporte-maritimo-desviam-navios-para-cabo-da-boa-esperanca-apos-ataques-ao-ira.htm">Face à cette combinaison de risque opérationnel et de surcoût d’assurance, de grands armateurs mondiaux comme Maersk, Hapag-Lloyd et CMA CGM ont redirigé une partie de leurs navires autour de l’Afrique, délaissant à la fois Ormuz et la mer Rouge pour contourner le cap de Bonne-Espérance.</cite> Pour les chargeurs africains, cette décision se traduit par des temps de transit allongés, une consommation de carburant accrue et des taux de fret intégrant des primes de risque qui ne sont plus seulement liées à la marchandise, mais aussi au choix de la route.</span></p>
<p> </p>
<h4 id="h-2" style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;">Pourquoi les marchés africains d’assurance maritime sont en première ligne</span></strong></h4>
<p> </p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><cite data-src="https://www.reddit.com/r/u_Mrwilljhonson/comments/1ro5lj3/the_strait_of_hormuz_was_not_closed_by_war/">Plusieurs assureurs maritimes internationaux ont notifié la résiliation ou la suspension de leurs couvertures de guerre sur le Golfe arabo-persique, rendant économiquement impossible pour de nombreux armateurs de transiter par Ormuz sans garantie.</cite><cite data-src="https://www.imo.org/fr/mediacentre/pressbriefings/pages/statement-no-safe-passage-strait-of-hormuz.aspx">Le secrétaire général de l’OMI a rappelé en juin 2026 que la responsabilité finale de l’évaluation des risques et de la planification des voyages incombe aux compagnies et aux capitaines, mais cette responsabilité est encadrée par la possibilité d’obtenir une couverture d’assurance à un prix acceptable.</cite></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Dans ce contexte, les assureurs et réassureurs africains de risques maritimes — souvent via des pools régionaux ou des filiales spécialisées — se retrouvent coincés entre deux forces : la nécessité de rester alignés sur les clauses et exclusions des marchés de Londres ou de Dubaï, et la pression politique et commerciale pour maintenir des flux pétroliers et de produits stratégiques vers le continent. L’essentiel de la capacité war-risk reste encore logé hors du continent, ce qui limite la marge de manœuvre de nombreux régulateurs d’assurance africains.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><cite data-src="https://english.ahram.org.eg/News/567177.aspx">En Égypte, un dirigeant du marché de l’assurance marine a décrit une hausse « sans précédent » des primes de risques de guerre pour les cargos et les navires opérant sur les routes d’Ormuz et de la mer Rouge, soulignant que les polices doivent désormais intégrer des scénarios de délais et d’interruptions de projet auparavant considérés comme extrêmes.</cite> Pour les courtiers africains, ces niveaux de prime se traduisent par des budgets d’assurance multipliés pour les importateurs de pétrole, les raffineurs ou les traders opérant entre le Golfe et des hubs comme Djibouti, Mombasa ou Durban.</span></p>
<p> </p>
<h4 id="h-3" style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;">Routes détournées, coûts en hausse : la facture cachée pour le commerce africain</span></strong></h4>
<p> </p>
</div>
</div>
<div class="grid grid-cols-1 md:grid-cols-[1fr_300px] gap-6 md:gap-10 items-start">
<div class="order-1 md:order-1">
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pour un importateur africain de produits raffinés ou de biens de consommation, la combinaison de ces surcoûts d’assurance, des détours par le cap de Bonne‑Espérance et de la volatilité des taux de fret se traduit par un renchérissement durable du coût assurance‑frêt (CIF). Les banques commerciales continentales, qui financent ces flux via des lettres de crédit, doivent intégrer dans leurs modèles de risque de nouveaux paramètres : exposition accrue au risque de retard, complexité des clauses de force majeure et risque de contrepartie accru sur les affréteurs les plus fragiles.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><cite data-src="https://isdo.ch/wp-content/uploads/2026/02/Analysis-of-maritime-geopolitics-on-early-2026-The-Red-Sea-Factor.pdf">Des travaux récents sur l’évolution des primes de guerre en mer Rouge montrent qu’après la première vague de crise, les primes ne reviennent pas immédiatement aux niveaux antérieurs, même lorsque la fréquence des attaques diminue, car les marchés d’assurance attendent que la menace soit perçue comme durablement résorbée.</cite><cite data-src="https://en.wikipedia.org/wiki/Economic_impact_of_the_2026_Iran_war">Pour plusieurs économies africaines très dépendantes de l’importation de pétrole via Djibouti ou les ports de l’Afrique australe, cette persistance de primes élevées se transforme en pression directe sur les prix intérieurs et sur les balances de paiements.</cite></span></p>
<p> </p>
<h4 id="h-4" style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;">Quand l’assurance devient un outil géoéconomique pour le détroit d’Ormuz</span></strong></h4>
<p> </p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><cite data-src="https://www.rif.mer.gouv.fr/golfe-arabo-persique-a639.html">Les autorités maritimes européennes ont officiellement classé le détroit d’Ormuz et certaines eaux adjacentes comme zone d’opérations de guerre au 5 mars 2026, invitant les armateurs à une vigilance maximale et les appelant à s’appuyer sur les centres d’analyse de la menace maritime pour planifier leurs transits.</cite><cite data-src="https://www.imo.org/fr/mediacentre/pressbriefings/pages/imo-calls-for-safe-passage-framework-in-strait-of-hormuz.aspx">En parallèle, le Conseil de l’OMI a appelé à la création d’un cadre de passage sûr, reconnaissant implicitement que le prix de l’assurance est désormais un paramètre aussi structurant que la présence militaire pour décider quelles routes restent ouvertes.</cite></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pour les financeurs africains — banques, fonds de commerce extérieur, banques d’import‑export — cette nouvelle donne oblige à revisiter la manière dont sont structurés crédits documentaires, couvertures de change et garanties d’État. La question n’est plus seulement de savoir si un flux passera par Ormuz ou par le cap, mais qui supportera le surcoût d’assurance, et sous quelle loi ces contrats seront arbitrés en cas de sinistre ou de blocage.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Dans les mois qui viennent, plusieurs chantiers vont être déterminants : renforcement des capacités de souscription marine et war‑risk au sein des groupes africains, dialogue entre banques et assureurs sur le partage du risque de retard, et éventuellement mise en place, au niveau régional, de mécanismes de garantie publique ciblés sur les routes les plus exposées.</span></p>
<p style="text-align: right;"><a href="https://www.capmad.com/article/crise-du-detroit-dormuz-quand-lassurance-maritime-rencherit-sur-les-flux-africains"><strong>Source : Campad</strong></a></p>
</div>
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<p>L’article <a rel="nofollow" href="http://lasaisonbleue.com/actualites/crise-du-detroit-dormuz-quand-lassurance-maritime-rencherit-sur-les-flux-africains/">Crise du détroit d’Ormuz : quand l’assurance maritime renchérit sur les flux africains</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="http://lasaisonbleue.com">La Saison Bleue</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Aquaculture au Maroc : 244 projets actifs pour une capacité de 90.000 tonnes par an</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Walid Fitouri]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 09:30:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités du bassin méditerranéen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>  Le Maroc compte désormais 244 projets aquacoles actifs, représentant une capacité de production cible avoisinant 90.000 tonnes par an, selon le secrétariat d’Etat chargé de la Pêche maritime. Cette évolution traduit la confiance croissante des investisseurs dans le potentiel de la filière et l’efficacité des dispositifs d’accompagnement mis en place, indique le secrétariat d’Etat [&#8230;]</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="http://lasaisonbleue.com/actualites/aquaculture-au-maroc-244-projets-actifs-pour-une-capacite-de-90-000-tonnes-par-an/">Aquaculture au Maroc : 244 projets actifs pour une capacité de 90.000 tonnes par an</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="http://lasaisonbleue.com">La Saison Bleue</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2> </h2>
<h4 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Le Maroc compte désormais 244 projets aquacoles actifs, représentant une capacité de production cible avoisinant 90.000 tonnes par an, selon le secrétariat d’Etat chargé de la Pêche maritime.</strong></span></h4>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Cette évolution traduit la confiance croissante des investisseurs dans le potentiel de la filière et l’efficacité des dispositifs d’accompagnement mis en place, indique le secrétariat d’Etat dans un communiqué sur la 27ème session du Conseil d’administration de l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (ANDA), tenue mardi à Rabat, sous la présidence de la secrétaire d’Etat chargée de la Pêche maritime, Zakia Driouich.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">À l’ouverture des travaux du Conseil, Mme Driouich a souligné que le Maroc, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a érigé le développement durable de ses ressources maritimes et de l’économie bleue en choix stratégique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Elle a indiqué que le développement de l’aquaculture s’inscrit pleinement dans cette Vision Royale, en tant que pilier essentiel de la stratégie Halieutis et levier stratégique de diversification de la production halieutique nationale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Mme Driouich a rappelé, à ce titre, que cette filière répond à des enjeux majeurs de sécurité alimentaire, de valorisation durable des ressources et des espaces maritimes, d’attractivité des investissements et de développement économique et social des territoires côtiers.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Par ailleurs, le Conseil d’administration de l’ANDA a relevé les progrès enregistrés dans la structuration de la chaîne de valeur aquacole. En amont, le développement des écloseries nationales contribue progressivement à sécuriser l’approvisionnement en semences aquacoles, facteur déterminant pour la consolidation de la production.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En aval, le renforcement des unités de conditionnement et de valorisation permet d’améliorer la qualité des produits, d’accroître leur compétitivité sur les marchés et de générer davantage de valeur ajoutée au bénéfice des opérateurs.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les administrateurs ont salué, à cette occasion, les efforts déployés pour améliorer la compétitivité du secteur, notamment à travers les mesures de soutien mises en œuvre par les pouvoirs publics en faveur des intrants stratégiques, ainsi que les actions entreprises pour faciliter l’investissement, renforcer l’accompagnement des porteurs de projets et améliorer progressivement l’environnement des affaires de la filière.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le Conseil s’est également félicité de la dynamique de coopération internationale engagée par l’ANDA avec plusieurs partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale, la Banque islamique de développement (BID) et la JICA (Japan International Cooperation Agency / Agence japonaise de coopération internationale).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ces partenariats permettent d’accompagner le développement du secteur à travers des programmes d’assistance technique, de renforcement des capacités, d’innovation et de mobilisation de nouveaux investissements.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions du décret relatif à la gouvernance des établissements et entreprises publics, le Conseil d’administration a également pris connaissance des rapports présentés par les présidents des comités spécialisés institués en son sein, portant notamment sur la gouvernance, la stratégie et l’investissement ainsi que l’audit.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">À l’issue de ses travaux, le Conseil d’administration a approuvé le rapport d’activité de l’Agence ainsi que les états financiers relatifs à l’exercice 2025. Certifiés sans réserve par le commissaire aux comptes, ces derniers traduisent la bonne gouvernance et la rigueur de la gestion de l’ANDA.</span></p>
<p style="text-align: right;"><a href="https://maroc-diplomatique.net/aquaculture-au-maroc-244-projets-actifs-pour-une-capacite-de-90-000-tonnes-par-an/"><strong>Source : MD</strong></a></p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="http://lasaisonbleue.com/actualites/aquaculture-au-maroc-244-projets-actifs-pour-une-capacite-de-90-000-tonnes-par-an/">Aquaculture au Maroc : 244 projets actifs pour une capacité de 90.000 tonnes par an</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="http://lasaisonbleue.com">La Saison Bleue</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Flotte maritime : le Maroc veut reconstruire sa puissance perdue</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Walid Fitouri]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 09:25:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités du bassin méditerranéen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Maroc veut relancer une flotte maritime nationale forte et compétitive. Le pays dépend à 95 % du transport maritime pour son commerce, mais son pavillon a fortement reculé depuis les années 1970. Le Maroc veut reprendre la main en mer. Le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, a rappelé lundi devant la [&#8230;]</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="http://lasaisonbleue.com/actualites/flotte-maritime-le-maroc-veut-reconstruire-sa-puissance-perdue/">Flotte maritime : le Maroc veut reconstruire sa puissance perdue</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="http://lasaisonbleue.com">La Saison Bleue</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="chapo">
<p style="text-align: justify;">Le Maroc veut relancer une <a class="spip_in" href="https://www.bladi.net/maroc-creer-flotte-marchande-forte-competitive,105079.html">flotte maritime nationale forte et compétitive</a>. Le pays dépend à 95 % du transport maritime pour son commerce, mais son pavillon a fortement reculé depuis les années 1970.</p>
</div>
<div class="article_corps">
<p style="text-align: justify;">Le Maroc veut reprendre la main en mer. Le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, a rappelé lundi devant la Chambre des représentants que le roi Mohammed VI avait appelé, dans son discours de la Marche verte de 2023, à réfléchir sérieusement à la création d’une flotte maritime forte et compétitive.</p>
<p style="text-align: justify;">L’enjeu est stratégique. Selon le ministre, <a class="spip_in" href="https://www.bladi.net/marine-marchande-marocaine-est-projet,112677.html">95 % du commerce du Maroc dépend du transport maritime</a>. Une réalité qui rend la reconstruction d’un pavillon national d’autant plus urgente, dans un contexte marqué par l’initiative royale atlantique et par les exigences du commerce international.</p>
<p style="text-align: justify;">Le recul est important. Dans les années 1970, le royaume disposait d’environ 80 navires relevant de différentes compagnies. En 2024, le secteur s’est fortement réduit, avec seulement 12 compagnies, selon les chiffres présentés par Abdessamad Kayouh.<br /><br /></p>
<h4 class="spip" style="text-align: justify;"><strong>Reconstruire ce qui a été perdu</strong><br /><br /></h4>
<p style="text-align: justify;">Pour relancer cette puissance maritime, le Maroc a organisé en mai dernier à Tanger les premières journées d’étude consacrées à ce chantier, sous haut patronage royal. La rencontre a réuni le secrétaire général de l’Organisation maritime internationale et les principaux acteurs du secteur.</p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif était de réfléchir aux moyens de faire renaître la flotte nationale, mais aussi aux formes de soutien possibles. Le ministre a évoqué la question de l’appui financier, des aides publiques et des propositions capables d’accompagner les opérateurs marocains.</p>
<p style="text-align: justify;">Le dossier dépasse donc la simple question du nombre de navires. Il touche à la souveraineté commerciale du Maroc, à sa place dans les routes maritimes et à sa capacité à accompagner ses ambitions atlantiques. Pour Rabat, reconstruire une flotte nationale revient à sécuriser un levier essentiel de son économie.</p>
<p style="text-align: right;"><a href="https://www.bladi.net/flotte-maritime-maroc-veut-reconstruire-puissance-perdue,122489.html"><strong>Source : Bladi.net</strong></a></p>
</div>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="http://lasaisonbleue.com/actualites/flotte-maritime-le-maroc-veut-reconstruire-sa-puissance-perdue/">Flotte maritime : le Maroc veut reconstruire sa puissance perdue</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="http://lasaisonbleue.com">La Saison Bleue</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le géant du transport maritime Maersk rétablit une nouvelle ligne via la mer Rouge</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Walid Fitouri]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 09:23:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités des océans]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>  Le groupe de transport maritime danois Maersk a annoncé lundi la reprise du transit par la mer Rouge pour l&#8217;une de ses lignes supplémentaires, s&#8217;inscrivant dans le cadre d&#8217;un retour progressif à l&#8217;utilisation du canal de Suez, raccourci stratégique entre l&#8217;Asie et l&#8217;Europe. La compagnie a précisé dans un communiqué qu&#8217;elle rétablirait les traversées [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p> </p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le groupe de transport maritime danois Maersk a annoncé lundi la reprise du transit par la mer Rouge pour l&rsquo;une de ses lignes supplémentaires, s&rsquo;inscrivant dans le cadre d&rsquo;un retour progressif à l&rsquo;utilisation du canal de Suez, raccourci stratégique entre l&rsquo;Asie et l&rsquo;Europe.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La compagnie a précisé dans un communiqué qu&rsquo;elle rétablirait les traversées pour son service WAF6. Cette ligne, exploitée exclusivement par Maersk, relie le Moyen-Orient, la Méditerranée et l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« Ce changement marque une nouvelle étape vers un retour progressif au corridor trans-Suez », a déclaré Maersk.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La plupart des transporteurs maritimes avaient délaissé le corridor commercial Asie-Europe via le canal de Suez à la suite des attaques menées en mer Rouge par les Houthis du Yémen, contraignant les navires à emprunter la route beaucoup plus longue contournant l&rsquo;Afrique par le cap de Bonne-Espérance.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Certains armateurs ont récemment amorcé un retour progressif dans la zone, à l&rsquo;instar de Maersk qui avait annoncé jeudi la reprise de son service reliant le Moyen-Orient à la côte est des États-Unis via le canal de Suez.</span></p>
<p style="text-align: right;"><a href="https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/le-geant-du-transport-maritime-maersk-retablit-une-nouvelle-ligne-via-la-mer-rouge-ce7f5edfd08ffe20"><strong>Source : Zonebourse</strong></a></p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="http://lasaisonbleue.com/actualites/le-geant-du-transport-maritime-maersk-retablit-une-nouvelle-ligne-via-la-mer-rouge/">Le géant du transport maritime Maersk rétablit une nouvelle ligne via la mer Rouge</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="http://lasaisonbleue.com">La Saison Bleue</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>À 15 ans, un Canadien conçoit un robot tortue qui nage comme un animal pour surveiller les océans et détecter les menaces environnementales</title>
		<link>http://lasaisonbleue.com/actualites/a-15-ans-un-canadien-concoit-un-robot-tortue-qui-nage-comme-un-animal-pour-surveiller-les-oceans-et-detecter-les-menaces-environnementales/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Walid Fitouri]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 08:48:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités des océans]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les drones sous-marins classiques dérangent la vie marine avec leurs hélices bruyantes. Un lycéen de l&#8217;Ontario a voulu faire l&#8217;inverse. Sa tortue robot nage en silence pour repérer coraux malades et espèces invasives. Evan Budz, un lycéen canadien de quinze ans installé à Burlington, en Ontario, a mis au point un engin sous-marin autonome qui [&#8230;]</p>
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<div class="article-excerpt">
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les drones sous-marins classiques dérangent la vie marine avec leurs hélices bruyantes. Un lycéen de l&rsquo;Ontario a voulu faire l&rsquo;inverse. Sa tortue robot nage en silence pour repérer coraux malades et espèces invasives.</span></p>
<p style="text-align: justify;" data-paragraph-index="1"><span style="color: #000000;">Evan Budz, un lycéen canadien de quinze ans installé à Burlington, en Ontario, a mis au point un engin sous-marin autonome qui traque les menaces pesant sur les écosystèmes aquatiques. Surveiller un récif de près reste délicat, car le moindre remous d&rsquo;une machine peut arracher des polypes déjà affaiblis par la chaleur. Sa tortue robot lève l&rsquo;obstacle en copiant la nage d&rsquo;une tortue serpentine, si souple qu&rsquo;elle longe le corail sans troubler le moindre poisson.<br /><br /></span></p>
<h4 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Une nage silencieuse copiée sur un reptile d&rsquo;eau douce</strong><br /><br /></span></h4>
<p style="text-align: justify;" data-paragraph-index="2"><span style="color: #000000;">Tout est parti d&rsquo;un camping. En observant une <a style="color: #000000;" href="https://www.science-et-vie.com/nature-et-environnement/animaux/journee-mondiale-des-tortues-la-tortue-serpentine-une-espece-vraiment-hargneuse-137323.html" data-mrf-link="https://www.science-et-vie.com/nature-et-environnement/animaux/journee-mondiale-des-tortues-la-tortue-serpentine-une-espece-vraiment-hargneuse-137323.html">tortue serpentine</a> glisser dans l&rsquo;eau, Budz a été frappé par sa nage fluide et discrète, à mille lieues des engins motorisés, comme il l&rsquo;a raconté à <a style="color: #000000;" href="https://www.popsci.com/technology/teen-builds-robot-turtle/" target="_blank" rel="nofollow noopener" data-mrf-link="https://www.popsci.com/technology/teen-builds-robot-turtle/">Popular Science</a>. Le lycéen a alors étudié la locomotion du reptile, visionné des vidéos de tortues marines et interrogé les spécialistes de son aquarium local, avant de modéliser un prototype sur un logiciel de conception assistée par ordinateur.</span></p>
<p style="text-align: justify;" data-paragraph-index="3"><span style="color: #000000;">Son robot avance grâce à quatre nageoires, les deux grandes de l&rsquo;avant assurant la propulsion, les petites de l&rsquo;arrière servant à tourner et à se stabiliser, exactement comme chez l&rsquo;animal. Un tube en acrylique renferme l&rsquo;électronique, dont un micro-ordinateur Raspberry Pi qui fait tourner les modèles d&rsquo;intelligence artificielle. Une caméra frontale filme les fonds, tandis qu&rsquo;un module GPS et divers capteurs guident l&rsquo;appareil le long d&rsquo;un quadrillage programmé à l&rsquo;avance. Le tout pèse à peine cinq kilos, gabarit réduit qui lui permet de se faufiler dans des milieux variés.</span></p>
<div id="attachment_249350" class="wp-caption alignnone" style="text-align: justify;"> </div>
<h4 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Ce que la tortue robot sait repérer sous l&rsquo;eau</strong><br /><br /></span></h4>
<p style="text-align: justify;" data-paragraph-index="5"><span style="color: #000000;">Une fois immergée, la machine scrute son environnement et confie les images à son micro-ordinateur. Elle distingue déjà trois fléaux, le <a style="color: #000000;" href="https://www.science-et-vie.com/nature-et-environnement/2026-lannee-fatale-pour-les-recifs-coralliens-223101.html" data-mrf-link="https://www.science-et-vie.com/nature-et-environnement/2026-lannee-fatale-pour-les-recifs-coralliens-223101.html">blanchiment des coraux</a>, les espèces invasives et les microplastiques. Faute d&rsquo;accès à un vrai récif, l&rsquo;adolescent a reconstitué un décor corallien à partir de modèles imprimés en trois dimensions, puis entraîné son système à reconnaître un corail sain d&rsquo;un corail malade. Lors de ces essais, menés dans la piscine de ses grands-parents puis jusque dans le lac Ontario, l&rsquo;engin a détecté un blanchiment simulé avec 96% de réussite.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Lestée d&rsquo;une dizaine de kilos de métal pour vaincre la poussée qui la ferait flotter, sa tortue robot plonge bien sous la surface. Elle nage environ huit heures sur une seule charge, et un panneau solaire prolonge encore son autonomie. Sa vitesse reste calquée sur celle d&rsquo;une vraie tortue, soit près de 0,8 kilomètre par heure, mais il suffit d&rsquo;accélérer le battement des nageoires pour la faire avancer plus vite.</span></p>
<div style="text-align: justify;" data-mrf-experience="IL_3ZA6VYnISS6Al_fgFfd5kg">
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<h4 class="marfeel_last_h2" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Une flotte de tortues pour surveiller les récifs</strong><br /><br /></span></h4>
<p style="text-align: justify;" data-paragraph-index="7"><span style="color: #000000;">Cette année, Budz a ajouté à sa créature un dispositif d&rsquo;imagerie holographique et un réseau de neurones maison qui trie, particule par particule, ce qui relève ou non du <a style="color: #000000;" href="https://www.science-et-vie.com/nature-et-environnement/pres-de-50-des-microplastiques-presents-dans-les-oceans-viennent-de-nos-voitures-et-lelectrique-ny-changera-rien-206397.html" data-mrf-link="https://www.science-et-vie.com/nature-et-environnement/pres-de-50-des-microplastiques-presents-dans-les-oceans-viennent-de-nos-voitures-et-lelectrique-ny-changera-rien-206397.html">microplastique</a>. Pour les eaux troubles, il a monté des phares et un capteur à ultrasons qui repère les obstacles au son. Le travail a déjà été distingué par un premier prix au Concours de l&rsquo;Union européenne pour jeunes scientifiques, organisé en Lettonie en 2025, puis par une récompense à l&rsquo;Expo-sciences pancanadienne, qui rassemble quelque 25 000 candidats. L&rsquo;adolescent veut désormais mesurer jusqu&rsquo;à quelle profondeur son robot peut descendre, et rêve d&rsquo;une flotte entière de tortues lâchées dans les océans pour y traquer, banc après banc, les signes de détresse des écosystèmes.</span></p>
<p style="text-align: right;" data-paragraph-index="7"><a href="https://www.science-et-vie.com/nature-et-environnement/les-oceans/a-15-ans-un-canadien-concoit-un-robot-tortue-qui-nage-comme-un-animal-pour-surveiller-les-oceans-et-detecter-les-menaces-environnementales-249347.html"><strong>Source : SV</strong></a></p>
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<p>L’article <a rel="nofollow" href="http://lasaisonbleue.com/actualites/a-15-ans-un-canadien-concoit-un-robot-tortue-qui-nage-comme-un-animal-pour-surveiller-les-oceans-et-detecter-les-menaces-environnementales/">À 15 ans, un Canadien conçoit un robot tortue qui nage comme un animal pour surveiller les océans et détecter les menaces environnementales</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="http://lasaisonbleue.com">La Saison Bleue</a>.</p>
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