Une vague de chaleur marine d’une ampleur exceptionnelle, au large de la côte ouest américaine, alarme les scientifiques
29 mai 2026
29 mai 2026
L’eau de la côte Ouest des États-Unis est de plus en plus chaude. Celle-ci entraîne des répercussions sur la vie maritime et terrestre, avec des températures record alors que l’été n’est pas encore arrivé, rapporte une étude de l’Administration nationale des océans et de l’atmosphère publiée vendredi 22 mai.
L’été risque d’être de plus en plus suffocant pour une grande partie des Américains. Une vague de chaleur marine d’une ampleur exceptionnelle frappe depuis plusieurs mois la côte Ouest des États-Unis. Le phénomène climatique ne semble pas prêt de s’arranger craignent les scientifiques, dans une étude publiée par l’Administration nationale des océans et de l’atmosphère relayée par le Guardian le 22 mai.
Le Pacifique est touché par une chaleur marine importante depuis septembre et bouscule l’écosystème maritime de la Californie, de l’Etat de Washington et de l’Oregon mais aussi d’Hawaï et de l’Alaska, bordés par cet océan.
Les scientifiques avaient espoir que le pic de chaleur avait déjà été dépassé. Malheureusement, selon les projections de l’Administration nationale des océans et de l’atmosphère, la situation devrait s’aggraver au cours des prochains. Les effets pourraient être néfastes pour la planète. L’intensification de la vague de chaleur marine pourrait provoquer des températures record sur terre et perturber les chaînes alimentaires marines.
C’est ce qu’il se passe dans certaines villes américaines. En mars, le Missouri et le Nebraska ont enregistré des journées à 33 °C. Certaines régions situées le long de la frontière sud entre la Californie et l’Arizona ont connu jusqu’à 44 °C.
«Les eaux anormalement chaudes ont tendance à retenir la chaleur atmosphérique des mois d’été et à la libérer pendant les mois d’hiver, ce qui modifie considérablement les régimes météorologiques», explique le climatologue Larry O’Neill enseignant à l’université de l’Oregon, dans les colonnes du Guardian.
Ces chaleurs anormales pourraient également provoquer une hausse de l’humidité et des orages secs. «Nous nous dirigeons vers une saison de feux de forêt catastrophique, avec des réserves d’eau insuffisantes. L’été sera beaucoup plus chaud que la normale», alerte le climatologue.
La vie terrestre n’est pas la seule à être impacté par ce phénomène climatique. Cette vague de chaleur bouscule aussi la vie maritime et l’écosystème des baleines, des phoques et des oiseaux de mer. L’échouage d’animaux marins sur les plages est, par ailleurs, l’un des premiers signes d’une perturbation océanique.