Une nouvelle installation reflétant l’engagement de la Tanzanie en faveur de la sécurité maritime

 

Les signes d’un partenariat maritime croissant entre la Tanzanie et les États-Unis se sont manifestés dans toute la ville de Tanga, deuxième port du pays situé en Afrique de l’Est, et dotée d’une position stratégique clé pour les opérations de sécurité maritime dans la région.

Les relations entre les deux pays se sont renforcées avec la remise, par M. Andrew Lentz, chargé d’affaires à l’ambassade des États-Unis, d’une nouvelle installation dédiée à la maintenance des unités navales à Tanga, en marge de l’exercice « Cutlass Express 2026 ». Cet exercice multinational de sécurité maritime, organisé sous l’égide du commandement militaire américain pour l’Afrique (AFRICOM), s’est déroulé au large des côtes nord de la Tanzanie et dans l’ouest de l’océan Indien en février.

Le contre-amiral Amiri Ramadan Hassan, commandant des Forces de défense du peuple tanzanien, a affiché sa satisfaction lors de la visite de cette installation financée par les États-Unis, à l’occasion de son inauguration le 6 février.

Lors de la cérémonie, M. Lentz a déclaré :
« Cette installation incarne notre vision commune d’un avenir fondé sur la sécurité et la prospérité. En investissant dans les capacités maritimes de la Tanzanie, nous renforçons les liens de confiance et de coopération qui favorisent la stabilité et le développement de nos deux pays. »

Cette infrastructure permettra de renforcer les capacités des forces tanzaniennes en matière de maintenance de leur flotte, ainsi que dans la lutte contre la piraterie, la contrebande et la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, autant de menaces pesant sur la sécurité maritime.

Dans un communiqué, l’ambassade des États-Unis a souligné :
« Cet investissement témoigne de la confiance des États-Unis dans le leadership et les compétences techniques des forces tanzaniennes, et met en lumière l’importance de partenaires solides pour assurer la sécurité régionale. »

Elle a également ajouté :
« La sécurité maritime est essentielle à la stabilité et à la croissance économique des deux pays. Cette nouvelle installation contribuera à renforcer la sécurité des côtes et des ports le long du littoral nord de la Tanzanie, à lutter contre les trafics illicites, à soutenir l’application du droit maritime et à améliorer la connaissance du domaine maritime dans l’ouest de l’océan Indien. »

L’installation comprend des ateliers, des bureaux et des bassins de maintenance, et vise à prolonger la durée de vie de la flotte navale tanzanienne. La maintenance régulière des moteurs, des structures et des équipements en cale sèche est en effet essentielle pour garantir la disponibilité opérationnelle des navires.

L’ouest de l’océan Indien constitue un carrefour stratégique reliant l’Afrique au Moyen-Orient et à l’Asie, et figure parmi les routes commerciales les plus fréquentées au monde. Grâce à l’amélioration de sa capacité de réaction et de son niveau de préparation, la marine tanzanienne est désormais mieux à même de faire respecter le droit maritime et de soutenir le développement de son économie bleue.

La remise de l’installation a coïncidé avec l’exercice « Cutlass Express », un entraînement conjoint organisé à Tanga et dans l’ouest de l’océan Indien, réunissant plusieurs marines d’Afrique de l’Est afin de renforcer la coordination dans la lutte contre les trafics et l’application du droit maritime.

Lors de la cérémonie de clôture, le général Ibrahim Mhona, chef du département de la formation et de la préparation opérationnelle des Forces de défense du peuple tanzanien, a mis l’accent sur le rôle des partenaires régionaux dans l’amélioration de l’interopérabilité. Il a souligné que la Tanzanie est l’un des principaux partenaires régionaux en matière de sécurité maritime et a salué la coopération continue avec la marine américaine.

Cité par le journal The Citizen, il a déclaré :
« Cet exercice a été conçu pour impliquer plusieurs pays, car les défis auxquels nous sommes confrontés en Afrique sont similaires à ceux rencontrés ailleurs dans le monde. »

Il a ajouté :
« Qu’il s’agisse du terrorisme, de la traite des êtres humains ou de la cybercriminalité, ces enjeux sont globaux. Puisque nous faisons face aux mêmes défis, nous devons y répondre ensemble. Une coopération efficace repose sur un entraînement commun, car l’interopérabilité est un pilier essentiel de notre préparation. »

Source : adf-magazine