Tunisie – Appel à remédier de façon radicale au problème de pollution maritime à Gabes

 

Le député Thamer Mazhoud a déclaré que le gouvernement est tenu de trouver une solution radicale qui permette de stopper rapidement et sans délai le déversement de phosphogypse dans la mer, afin de mettre un terme aux grands dommages causés par cette substance aux ressources marines du golfe de Gabès.

Mazhoud a souligné le rôle du gouvernement pour mettre rapidement fin à la pollution de l’air causée par les unités industrielles du Complexe chimique tunisien, affirmant que « les gaz toxiques émis par ces unités ont provoqué la propagation de nombreuses maladies graves, et ont également porté préjudice aux oasis adjacentes au complexe », soulignant la disponibilité d’une technologie capable de traiter la pollution industrielle, ce qui peut être traité lorsqu’il y a une volonté sérieuse.

Il a critiqué le groupe chimique tunisien pour avoir fui sa responsabilité envers la région, affirmant que cette institution « n’a rien accompli du paquet de mesures qu’il avait annoncé après la révolution pour remédier à la situation environnementale dans la région et a continué à polluer l’environnement », selon lui, ajoutant que « les quelques projets qui ont été lancés sont suspendus depuis des années ».

Il a appelé le gouvernement à régler sans délai le problème de la pollution à Gabès, selon un calendrier précis et une vision claire, soulignant la nécessité de protéger la région des dangers environnementaux et industriels, que représente le Complexe chimique tunisien, en raison de la vétusté de ses unités industrielles, rappelant dans ce contexte les cas d’étouffement auxquels ont été exposés les élèves de Chott El Salam et Ghannouch, l’année dernière à cause des gaz émis par les usines de ce complexe.

Le député a souligné la nécessité pour l’Etat d’assumer l’entière responsabilité dans le dossier environnemental et d’indemniser la région pour les dommages qui lui ont été causés suite à l’installation du complexe chimique tunisien dans son emplacement actuel, soulignant que le gouvernorat de Gabès ne peut pas supporter davantage d’options et de projets qui pourraient causer des dommages environnementaux supplémentaires.

Source : TN