Pêche et aquaculture : le Togo aligne sa stratégie sur les standards de l’Union africaine

 

À Lomé, un atelier de quatre jours, ouvert le mardi 28 juillet 2026, planche sur l’identification des réformes nécessaires pour renforcer la gouvernance du secteur de la pêche et accélérer son développement.

La capitale togolaise accueille, en effet, un atelier national consacré à l’alignement de la stratégie nationale de pêche et d’aquaculture sur le Cadre politique et de la stratégie de réforme de la pêche et de l’aquaculture (CPSR) de l’Union africaine. La rencontre, organisée dans le cadre de la deuxième phase du projet FishGov2, avec l’appui financier de l’Union européenne (UE), réunit les administrations, les professionnels du secteur et les partenaires techniques, comme le relaie l’ATOP.

Évaluer les politiques nationales

Concrètement, les travaux visent à mesurer la cohérence des politiques togolaises avec les orientations continentales, à identifier les insuffisances et à formuler des recommandations destinées à renforcer la performance, la résilience et la durabilité du secteur.

Selon le Bureau interafricain des ressources animales de l’Union africaine (UA-BIRA), cette démarche permettra également d’inventorier les bonnes pratiques susceptibles d’être reproduites dans d’autres pays africains.

Pour les autorités togolaises, l’objectif est de consolider la gouvernance des ressources halieutiques, d’améliorer les conditions de vie des pêcheurs et de renforcer la contribution du secteur à la sécurité alimentaire, à la création d’emplois et à la croissance économique.

Une stratégie de modernisation déjà engagée

Cette consultation intervient alors que le Togo poursuit plusieurs réformes dans le secteur de la pêche artisanale.

En juin 2026, le gouvernement a notamment présenté sa stratégie de modernisation du secteur, articulée autour du repos biologique, du renforcement des capacités des garde-côtes, de la modernisation des embarcations et d’un mécanisme de subventions destiné à améliorer la productivité des pêcheurs.

Ces mesures s’inscrivent dans le Programme de développement de l’aquaculture au Togo (PRODAT), qui ambitionne de porter la production aquacole à 30 000 tonnes d’ici à 2030 et de réduire la dépendance du pays aux importations de produits halieutiques.

Rappelons que le secteur halieutique contribue aujourd’hui à près de 4,5 % du PIB agricole et représente une source essentielle de revenus pour plusieurs dizaines de milliers de ménages, selon les données gouvernementales.

Source : Togo first