Pêche et aquaculture
23 janvier 2026
23 janvier 2026
Pour connaître les dynamiques des populations de poissons, crustacés et coquillages pêchés, l’Ifremer organise chaque année des campagnes scientifiques à bord des navires océanographiques. Au travers de captures d’animaux, ces campagnes fournissent de nombreuses informations sur les populations pêchées (indices d’abondance, distribution géographique…) et sur les écosystèmes dont elles font partie. Les individus pêchés sont identifiés, mesurés et peuvent faire l’objet d’études biologiques, physiologiques ou génétiques à bord des navires.
L’Ifremer développe aussi des méthodes moins impactantes (sans capture d’animaux) pour étudier la présence de certaines espèces de poissons ou suivre leurs déplacements, par des méthodes d’imagerie, d’acoustique, ou d’ARN et d’ .
Les données collectées sur les espèces pêchées servent à comprendre la dynamique des populations et les évolutions en lien avec les activités humaines. Elles sont complétées de données sur le socio-écosystème des pêches (prix de vente des poissons, données économiques et sociales des entreprises…). L’ensemble de ces données est centralisé au sein du système d’information halieutique (SIH) de l’Ifremer.
L’Ifremer développe des modèles mathématiques pour étudier l’impact sur les populations de poissons du changement climatique, des énergies marines renouvelables, des pêches… Ces simulations facilitent l’évaluation des effets de scénarios de gestion des pêches et d’évolution du climat, à la fois sur les poissons et sur la filière. Les services de l’Etat peuvent utiliser ces données pour mettre en place des mesures de gestion.
Source : ifremer