Pêche en Méditerranée : comment vont les populations de poissons ?
28 février 2025
28 février 2025
L’IFREMER a livré ce mercredi, les données scientifiques de l’année passée : 320.000 tonnes de poissons, de 336 espèces différentes, ont débarquées en France (débarqués ne veut pas dire nécessairement pêchés dans les eaux françaises).
58% des poissons débarqués en France sont issus de populations exploitées durablement, explique l’IFREMER (l’institut français de recherche pour l’exploitation de la mer), qui tenait ce mercredi, une conférence de presse. Un chiffre globalement en stagnation depuis 2017. Ces données, parfois assez précises, servent essentiellement à définir les politiques publiques en matière de pêche. En Méditerranée, ces données sont absentes pour la moitié des 18.000 tonnes débarquées chaque année. Des études ont été lancées récemment, notamment sur les populations de poulpes ou de daurades.
Parmi les poissons dont les populations se sont effondrées en Méditerranée : le rouget de vase ou le merlu. Un plan de gestion national a d’ailleurs été mis en œuvre depuis plusieurs années, sans effet positif majeur jusqu’à présent.
En Corse, sauf pour le merlu donc, tous les voyants sont au vert, en raison notamment de la dimension de la pêche : il y a, en tout, dans l’île, 144 pêcheurs côtiers, 2 au large et 5 chalutiers.
48 patrons-pêcheurs insulaires sont munis d’une autorisation européenne de pêche (permettant de pêcher dans les eaux des autres pays européens).
Des chiffres insulaires à comparer notamment avec les 13 chalutiers et les 22 thoniers du seul port de Sète.
Source: francebleu