Océan Indien : stopper l’exploitation des ressources minières profondes des océans ne fait pas l’unanimité
4 septembre 2026
4 septembre 2026
La 11ᵉ conférence Notre Océan s’est tenue au Kenya du 16 au 18 juin 2026. Les pays présents se sont engagés à protéger au moins 30 % des océans d’ici 2030. Lors de ce sommet a été suggérée la mise en place d’un moratoire ou d’une suspension de l’exploitation minière en eaux profondes.
6 pays, dont l’île Maurice, Madagascar, le Mozambique, la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, le Danemark, entre autres, sont favorables à la mise en place d’un moratoire, voire d’une suspension de l’exploitation minière en eaux profondes, confirme deep-sea-conservation.org.
Ce projet, largement soutenu par les scientifiques, a été présenté lors de la 11ème conférence Notre Océan qui avait lieu à Mombassa du 16 au 18 juin dernier. Ils soulignent la fragilité des écosystèmes maritimes et le peu de connaissance de la vie des lieux qui seraient exploités. Techniquement, les sociétés qui souhaitent extraire les hydrocarbures (principalement : gaz, pétrole) ont progressé dans la conception d’outils permettant d’effectuer des forages profonds, mais les études d’impact sont encore embryonnaires.
Les grands absents de cette liste dans le bassin Sud-Ouest sont les Seychelles et les Comores, confie James-Alix Michel à Seychelles News Agency : « Parmi tous les petits États insulaires de notre région, les nôtres ont figuré parmi les premiers à faire de la protection des océans un enjeu d’identité nationale, et non un simple slogan. Les Seychelles ont conclu le premier échange de dette contre nature au monde dédié à la conservation marine, en collaboration avec le Club de Paris et The Nature Conservancy, afin de convertir 21,6 millions de dollars de dette nationale en un financement à long terme pour l’adaptation au changement climatique et la protection des océans ».
« Depuis 2020 », poursuit l’ancien président des Seychelles, « 30 % de notre zone économique exclusive, soit une superficie de plus de 400 000 kilomètres carrés, sont des eaux protégées. Cela a fait de nous l’un des premiers pays au monde à élaborer un tel plan pour l’ensemble de notre territoire maritime ».
Il invite donc son pays et les états voisins à signer ce document.
La société indienne Oil and Natural Gas Corp (ONGC) va investir 1 000 milliards de roupies indiennes (10,1 milliards de dollars) pour explorer ses gisements en eaux profondes et eaux ultra-profondes. Ce programme comprend le forage de 87 puits.
Le projet s’accompagne de l’investissement de 70 milliards de roupies indiennes pour la construction d’une réserve stratégique de pétrole.
En 2026, l’Inde est le troisième pays importateur et consommateur de pétrole dans le monde, écrit ch.zonebourse.com.
L’Inde est en 2026, le pays le plus peuplé du monde avec 1,47 milliard d’habitants (moyenne d’âge 29,2). La Chine est désormais au deuxième rang avec 1,405 à 1,412 milliard d’habitants (moyenne d’âge 40,6 à 41,7 ans).