Méditerranée : agir maintenant — traités, plastique, climat

 

« Méditerranée : vers des actions concrètes face au plastique, au climat et pour la haute mer »

Lors de la COP 24 de la Convention de Barcelone qui s’est tenue du 2 au 5 décembre 2025 au Caire, l’accent a été mis sur la nécessité d’un engagement international renforcé pour préserver ce bassin partagé, fortement menacé par la pollution plastique et le changement climatique. L’Ambassadeur Olivier Poivre d’Arvor, envoyé spécial du Président de la République française pour les pôles et les enjeux maritimes, a ouvert la séance en félicitant l’Égypte pour l’organisation de cette édition et en rappelant que la France s’efforce de placer la Méditerranée au cœur des priorités internationales, notamment depuis la troisième Conférence des Nations unies pour l’océan, » UNOC 3 » en juin 2025 à Nice .

Un des points forts de l’intervention a porté sur la ratification du traité sur la haute mer, qui vise à protéger près de 50 % de la surface mondiale. L’ambassadeur a salué les douze pays déjà engagés dans ce processus et a souligné le rôle actif des États riverains de la Méditerranée. Il a appelé les neuf pays restants à signer et ratifier la convention, rappelant que seuls les États parties pourront prendre part aux premières négociations officielles programmées à New York à l’automne 2026 ou au début 2027.

La pollution plastique, qualifiée lors de la conférence de fléau insidieux, a fait l’objet d’un réquisitoire sévère. S.E. M. A. a exprimé sa déception face à l’accord récemment adopté sur le plastique, le jugeant insuffisant au regard de l’ampleur du problème. Le plastique a été décrit comme « un poison insidieux » qui affecte les organismes marins mais aussi la santé humaine, appelant à des réponses plus ambitieuses et opérationnelles.

Pour avancer sur ce dossier, la France organisera, en partenariat avec La Saison Bleue, lors de la 9ème édition du Forum Mondial de la Mer Bizerte, les 24 et 25 septembre 2026. Cet événement réunira scientifiques, industriels, institutionnels et ONG afin de définir des mesures concrètes et concertées pour réduire les flux plastiques en Méditerranée.

Le changement climatique a aussi occupé une place centrale. L’ambassadeur a rappelé que la Méditerranée est l’une des régions les plus affectées, avec une hausse moyenne des températures de 5,4 °C, et a vivement critiqué l’accord « très minimaliste » adopté lors de la COP 30 à Belém. Il a insisté sur la nécessité de redoubler d’efforts pour réduire les émissions et protéger les écosystèmes marins et côtiers.

En conclusion, S.E. M. A. a appelé à un engagement holistique en faveur de la biodiversité méditerranéenne et annoncé que la France s’emploiera à mobiliser des financements supplémentaires pour soutenir les actions requises. La conférence a donc réaffirmé l’urgence d’une coopération régionale renforcée et d’initiatives concrètes pour préserver la mer Méditerranée.