Maurice accueille un rendez-vous stratégique régional

 

Maurice accueillera la 20e Réunion Annuelle du Système Mondial d’Observation de l’Océan Indien (IOGOOS) du 5 au 9 mai 2025. Une occasion d’offrir une plateforme privilégiée permettant à Maurice de faire le point sur les avancées les plus récentes en matière de recherche marine dans la région de l’océan Indien, notamment en ce qui concerne l’observation et le suivi des écosystèmes marins. Cette initiative vient combler une lacune en termes de mise en commun des systèmes d’observation océanique.

«Cela va favoriser la participation active de Maurice au développement et à l’optimisation des systèmes d’observation océanique régionaux, contribuant ainsi à l’amélioration des données hydrographiques, météorologiques et climatiques», note un ex-chercheur de la Commission de l’océan Indien. Selon lui, cela va surtout permettre à Maurice de tirer profit des initiatives de renforcement des capacités proposées par la Commission Océanographique Intergouvernementale de l’UNESCO ainsi que par la deuxième Expédition Internationale sur l’Océan Indien, en vue de former des experts locaux en océanographie, modélisation marine et gestion des ressources maritimes.

Un autre objectif : positionner Maurice à l’avant-garde de la recherche scientifique marine, tout en facilitant l’intégration régionale et la coopération entre les États côtiers de l’océan Indien dans les domaines de l’innovation scientifique, de la protection des écosystèmes et de la sécurité maritime. Le conseil des ministres a donné sa pleine bénédiction au projet qui s’inscrit en ligne droite avec les ambitions de faire décoller l’économie bleue.

Dans le courant de la semaine, un éditorial de l’express plaidait précisément pour «la mise en œuvre d’une telle stratégie doit s’appuyer sur un socle de collaboration régionale. Nos voisins – Madagascar, Comores, Seychelles – partagent avec nous cet océan généreux mais vulnérable. Pourtant, la plupart des pays de notre région manquent des moyens nécessaires pour développer des plans d’action communs.» On ajoutait que la coopération avec des partenaires internationaux, tels que l’Inde, les États-Unis ou l’Union européenne, pourrait être un levier puissant pour pallier ces lacunes. «L’élaboration d’une stratégie maritime doit inclure tous les acteurs concernés : communautés locales, scientifiques, industriels, ONG et décideurs politiques. Cette approche participative est la clé pour équilibrer les enjeux économiques, environnementaux, sociaux et sécuritaires. Une fois adoptée, cette stratégie ne devra pas être figée, mais continuellement adaptée aux défis changeants de notre temps.»

Source : l’express