Maroc : Une pêche « miraculeuse » cette année, la sardine en hausse de 66%
18 septembre 2026
18 septembre 2026
Une bonne nouvelle, très bonne même pour les foyers marocains : de la sardine il y en a à gogo cette année, une pêche « miraculeuse ». Globalement les résultats sont très satisfaisants en 2026, au terme des 8 premiers mois de l’année les débarquements de produits de la mer culminent à 786 000 tonnes, pour une valeur de 12,5 milliards de dirhams, soit une hausse de 6% en quantité et +4% en recettes par rapport à la même période de 2025. Mais dans le lot il y a surtout la sardine…
La forte poussée des débarquements de sardines, des chiffres exceptionnels depuis le début de l’année, entraîne tout le secteur. Entre janvier et fin août 2026, les quantités pêchées étaient de quelque 394 200 tonnes, contre 237 800 tonnes un an auparavant. C’est un bond en avant de près de 156 000 tonnes, soit une évolution de près de 66%. Phénoménal.
La valeur de ces débarquements est dans la même dynamique, le chiffre global est passé de 735,1 millions de dirhams à 1,22 milliard de dirhams, soit une progression de 66%. Cette évolution est le reflet de la montée des volumes provenant de la pêche côtière, dont la sardine l’une des principales espèces débarquées.
Parmi les ports du royaume qui sortent du lot il y a Laâyoune, les débarquements de sardines y ont progressé de plus de 67 000 tonnes, soit une hausse de 76%. C’est encore mieux pour Dakhla, là les quantités pêchées ont affichent 60 000 tonnes de plus, soit une augmentation de 222%. Les ports de Tan-Tan et de Sidi Ifni se distinguent également, le premier affiche une progression de près de 38 000 tonnes (+110%), alors que le second enregistre 14 000 tonnes supplémentaires (+104%).
Cette hausse des débarquements est une aubaine pour l’approvisionnement du marché intérieur, elle l’est également pour les unités spécialisées dans la valorisation et la transformation des produits de la pêche. Pourvu que l’embellie dure afin toute la chaîne de valeur ressente les effets de cette pêche exceptionnelle. Les autorités mette à profit cette profusion de poissons pour faire la promotion de l’exploitation durable des ressources halieutiques…
Le Secrétariat d’État chargé de la Pêche maritime assure le suivi scientifique des ressources sur la base des travaux de l’Institut national de recherche halieutique (INRH). Un cadre réglementaire de l’exploitation, avec des périodes de repos biologique, est mis sur la table pour rationaliser l’exploitation de la mer et garantir la pérennité des différentes activités en rapport avec la pêche. C’est le défi du moment : s’assurer que la manne marine ne s’érode pas. Les pouvoirs publics devront serrer les boulons.