Mangroves, coraux et laminaires accueillent 72% de biodiversité de plus que les fonds sableux ou rocheux, selon une étude bretonne
17 avril 2026
17 avril 2026
Publiée dans Biological Reviews (et accessible en ligne), ce travail repose sur une revue systématique de plus de 300 articles scientifiques internationaux. Objectif : comprendre comment les « espèces fondatrices », ces espèces qui favorisent la vie pour d’autres organismes, influencent la biodiversité des paysages sous-marins côtiers, sous pression anthropique grandissante.
Selon cette étude, ces espèces augmentent globalement la richesse de la biodiversité de 72%, par rapport à des fonds sableux ou rocheux. Coraux, herbiers marins, mangroves ou laminaires rendent en effet de nombreux services écosystémiques, grâce à leurs structures tridimensionnelles : leurs volumes créent des habitats, des abris et des possibilités d’implantation pour un large éventail d’autres espèces, auxquelles elles servent de refuge et de garde-manger, tout en stabilisant leur environnement contre les variations de températures ou l’énergie des vagues.
Au-delà de l’évaluation des apports de ces espèces fondatrices, l’étude a créé un catalogue de traits caractéristiques sur lesquels les gestionnaires des littoraux pourront s’appuyer pour restaurer les écosystèmes côtiers fragilisés par le changement global, en réintroduisant des espèces fondatrices locales. A plus long terme, il sera également possible d’identifier en amont les espèces capables de remplacer celles qui seront amenées à disparaître, et qui pourront assurer des fonctions écologiques similaires et auront une meilleure adaptation aux nouvelles conditions.