Libye : accélération du dossier maritime avec Malte et la Grèce
3 avril 2026
3 avril 2026
Le Premier ministre libyen, Abdul Hamid Dbeibah, a appelé à accélérer les procédures de délimitation des frontières maritimes avec Malte et la Grèce, lors d’une réunion tenue lundi à Tripoli avec le Comité national chargé de ce dossier, selon la plateforme gouvernementale « Hakomitna ».
L’initiative de délimitation des frontières maritimes avec Malte et la Grèce se poursuit dans un contexte régional marqué par une intensification des enjeux énergétiques et géopolitiques en Méditerranée orientale.
Dans le prolongement de la rencontre du Comité en charge de ce dossier, les autorités ont examiné l’état d’avancement des travaux menés au cours des six derniers mois. Les discussions ont notamment porté sur les négociations en cours avec La Valette et Athènes, ainsi que sur les aspects techniques et juridiques encadrant la délimitation maritime, dossier sensible pour la souveraineté libyenne.
À mesure que les échanges progressent, le président du comité, Mohamed Al-Harari, a présenté un état des lieux détaillé, mettant en avant les principaux points de blocage ralentissant la finalisation des accords. Ces obstacles tiennent notamment à la complexité des délimitations en Méditerranée centrale, où les zones économiques exclusives font l’objet de revendications concurrentes.
Face à ces enjeux, Abdul Hamid Dbeibah a insisté sur la nécessité de préserver les droits souverains de la Libye sur ses eaux territoriales, en conformité avec les conventions internationales en vigueur. Il a appelé à une mobilisation accrue des équipes techniques et juridiques afin d’accélérer le rythme des négociations et de sécuriser les intérêts stratégiques du pays.
Le processus s’inscrit dans une dynamique diplomatique plus large, marquée par la visite attendue du ministre grec des Affaires étrangères à Tripoli, prévue mercredi. Cette échéance pourrait contribuer à faire avancer un dossier jugé prioritaire, tant pour la stabilité régionale que pour l’exploitation future des ressources énergétiques en Méditerranée, un enjeu également suivi de près par plusieurs pays d’Afrique du Nord.