La Commission européenne veut créer une alliance mondiale pour mieux surveiller et protéger les océans
5 mars 2026
5 mars 2026
Aujourd’hui, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a appelé à une alliance internationale pour renforcer et étendre la surveillance et l’observation des océans. L’Alliance soutiendra OceanEye, l’initiative européenne d’observation des océans, dans le but de renforcer les efforts et la collaboration en matière d’observation des océans à l’échelle mondiale.
La présidente von der Leyen a également annoncé la contribution de 50 millions d’euros d’Horizon Europe à l’Alliance internationale pour la période 2026-2027.
L’initiative européenne d’observation des océans a été annoncée pour la première fois par la présidente von der Leyen, ainsi que par le commissaire chargé de la pêche et des océans, Costas Kadis, lors de la conférence des Nations unies sur les océans de 2025.
S’appuyant sur le jumeau numérique européen de l’océan (EDITO) et le programme marin de Copernicus, OceanEye vise à jeter les bases de l’infrastructure européenne souveraine et de pointe en matière de technologies d’observation des océans, qui soutient les efforts internationaux en matière d’observation et de protection des océans.
S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture des Journées européennes de l’océan, la présidente Ursula von der Leyen a déclaré: «Aujourd’hui, nous avons présenté OceanEye, une initiative majeure visant à renforcer le rôle moteur de l’UE dans l’observation des océans et à libérer tout le potentiel de notre océan. Nous ferons progresser les connaissances scientifiques, stimulerons la compétitivité de l’économie bleue, renforcerons la sécurité maritime et protégerons de manière cruciale la santé des océans. Avec nos partenaires internationaux, nous renforcerons un système mondial d’observation des océans durable et résilient.»
L’observation des océans est essentielle pour recueillir les données nécessaires à la compréhension de l’état des océans, à la prévision et à l’atténuation des impacts du changement climatique, à l’amélioration de la compétitivité de nos activités économiques en mer et à la contribution à notre sécurité maritime. OceanEye, qui est un élément essentiel du pacte européen pour les océans, soutiendra les technologies et l’innovation océaniques de l’UE et positionnera l’UE à l’avant-garde des efforts internationaux visant à mettre en place un système mondial durable d’observation des océans.
L’alliance annoncée réunira les États membres de l’UE et les partenaires internationaux au moyen d’engagements visant à garantir le financement et à fournir un cadre pour une action et une coopération coordonnées. Elle garantira un accès sécurisé à des données océaniques ouvertes et gratuites tant pour l’UE que pour les partenaires internationaux. Il soutiendra les capacités du système mondial d’observation des océans, en partenariat avec la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO.
OceanEye sera adopté par la Commission dans le courant de 2026 afin de tenir compte des retours d’information reçus à la suite de l’appel à contributions sur l’initiative de l’UE en matière d’observation des océans. Un événement d’annonces de contributions pour l’Alliance internationale sera organisé en septembre. La Commission s’est fixé pour objectif de disposer d’un système européen d’observation des océans pleinement opérationnel d’ici à 2030.
OceanEye fait partie du pacte européen pour les océans, adopté par la Commission en juin 2025. Outre l’Alliance internationale et le soutien à la recherche et à l’innovation, l’initiative comprendra également de vastes dimensions éducatives, culturelles et de sensibilisation afin de rapprocher l’observation des océans et des océans des citoyens.
L’économie bleue (activités économiques en mer) est essentielle pour l’UE, avec 70 000 km de côtes et 40 % des Européens vivant dans des communautés côtières et des îles. Les secteurs liés aux océans et à l’économie bleue représentent 5 millions d’emplois dans l’UE, soit 250 milliards d’euros de valeur ajoutée brute, et contribuent à la compétitivité de l’Europe, à la sécurité maritime et alimentaire, à l’indépendance énergétique, ainsi qu’à l’adaptation au changement climatique et à l’atténuation de ses effets.