Guinée : le premier ministre Amadou Oury Bah lance l’offensive de l’économie bleue et promet de faire de la mer « l’avenir du pays »

 

Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a officiellement lancé ce lundi un atelier stratégique de cinq jours dédié à l’économie bleue et à la pêche durable, sous le slogan fort : « Lorsque la Guinée se tourne vers la mer, elle regarde l’avenir ».

 

Organisé dans le cadre du Projet de Préparation du Financement – Économie Bleue (PPF-EB) et de l’identification du futur projet Pêche PROGRES-GUINÉE, cet atelier est financé par la Banque Africaine de Développement (BAD) à hauteur d’une avance de préparation d’un million d’Unités de Compte.

Plusieurs membres du gouvernement ont répondu présent : le ministre de la Pêche et de l’Économie Maritime, Fassou Théa, la ministre de la Poste, des Télécommunications et de l’Économie Numérique, Rose Pola Pricemou, ainsi que des délégations de la BAD, de la FAO et de nombreux départements ministériels.

Damian Ihedioha, chef de division AHAI.1 à la BAD, a salué « la clairvoyance » des autorités guinéennes dans la quête d’autosuffisance alimentaire et réaffirmé le soutien total de son institution aux projets structurants du pays.

De son côté, le ministre Fassou Théa a rendu hommage à la vision du président de la Transition, le général Mamadi Doumbouya, qui a fait de l’économie bleue une priorité nationale. Il a qualifié l’avance de la BAD de « marque de confiance exceptionnelle » envers la Guinée.

Un chiffre choc avancé par le chef du gouvernement : la pêche ne contribue aujourd’hui qu’à 1 % du PIB guinéen, contre 5 à 6 % chez le voisin sénégalais. « La mer est un patrimoine commun qui exige rigueur, expertise et vision à long terme », a martelé Amadou Oury Bah, appelant à construire une économie bleue moderne, innovante, respectueuse des écosystèmes et surtout créatrice d’emplois pour la jeunesse guinéenne.

L’atelier, qui durera jusqu’au 12 décembre, vise à poser les bases solides d’une gouvernance coordonnée, d’une planification rigoureuse et d’une approche intégrée conciliant croissance économique, durabilité écologique, équité sociale et résilience climatique.

La Guinée entend clairement rattraper son retard et faire de son immense façade maritime l’un des moteurs de son développement pour les décennies à venir.

Source : bambouguinee