Dix planeurs sous-marins lancés au large de Villefranche-sur-Mer pour cartographier la Méditerranée

 

Dix planeurs sous-marins ont été mis à l’eau cette semaine au large de Villefranche-sur-Mer. Une opération scientifique inédite menée par le CNRS et des chercheurs azuréens pour analyser la Méditerranée et ses évolutions, avec une mission qui doit se poursuivre jusqu’en Polynésie française.

Une flotte de dix planeurs sous-marins a été lancée au large de Villefranche-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes. Ces engins scientifiques doivent permettre de collecter des données sur la Méditerranée pendant environ un mois, avant de poursuivre plus tard certaines missions vers la Polynésie française.

Ces « SeaExplorer » ont été présentés cette semaine au laboratoire océanographique de Villefranche-sur-Mer avant leur mise à l’eau. De forme allongée, jaunes et oranges, ces engins de 2,50 mètres pour 65 kilos peuvent presque être confondus avec des torpilles. Mais il s’agit bien de planeurs dédiés à la recherche scientifique, conçus et opérés par la société Alseamar.

 

Jusqu’à 1.000 mètres de profondeur

 

Température, salinité, courants sous-marins, concentration de plancton ou encore bruit dans l’eau : les capteurs embarqués permettent de multiplier les mesures. Une fois immergés, ces engins plongent jusqu’à 1.000 mètres de profondeur grâce à un système de ballast, avant de remonter pour transmettre leurs données par antenne satellite.

« On récupère les données et on peut leur transmettre de nouvelles instructions à distance », explique Laurent Beguery directeur scientifique d’Alseamar. Chaque appareil dispose d’une autonomie pouvant aller jusqu’à trois mois.

L’originalité de cette campagne réside dans le déploiement simultané de dix planeurs, une première à cette échelle, permettant de travailler en réseau pour observer des phénomènes fins comme les tourbillons océaniques, difficilement détectables par satellite. Les engins évolueront en coordination entre la Côte d’Azur et la Corse, avec pour objectif final de contribuer à l’élaboration d’un atlas environnemental de la Méditerranée.

Source : Radio france