Commerce mondial 2025 : un record historique, mais des défis maritimes persistants

Selon la CNUCED, le commerce mondial dépasse 35.000 Md$ en 2025, porté par les biens et services, mais le transport maritime reste fragile face aux coûts et tensions géopolitiques.

En 2025, le commerce mondial atteint un niveau record avec des flux estimés à plus de 35.000 milliards de dollars, soit une progression d’environ 7 % par rapport à 2024, portée à la fois par le commerce de biens (+1 500 milliards) et de services (+750 milliards). Selon la CNUCED (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, organisme de l’ONU), cette croissance reflète une reprise soutenue des volumes échangés, malgré un ralentissement de la croissance économique mondiale, estimée à 2,6 %, et des risques persistants liés à la volatilité des marchés financiers et aux tensions géopolitiques. 

Le rapport souligne que la croissance du commerce est de plus en plus tirée par les pays en développement, notamment en Asie, tandis que le commerce Sud‑Sud continue de se renforcer, réduisant la dépendance vis-à-vis des marchés traditionnels des pays développés. Les prix des biens échangés devraient se stabiliser, laissant les volumes comme principal moteur de la croissance. La CNUCED attire également l’attention sur la nécessité d’une coopération internationale pour éviter la fragmentation économique, renforcer les chaînes d’approvisionnement et soutenir le commerce comme levier de développement.

Le transport maritime, qui représente plus de 80 % du commerce mondial en volume, connaît néanmoins un ralentissement notable : les volumes transportés ne devraient progresser que de 0.5 % en 2025 (voir notre article dédié) Cette stagnation s’explique par des itinéraires maritimes modifiés pour contourner des zones à risque, des tensions commerciales et des coûts portuaires élevés, qui entraînent une volatilité des taux de fret et pèsent sur la rentabilité des transporteurs. Les pays les plus vulnérables, dépendants des importations et disposant d’infrastructures portuaires limitées, sont particulièrement exposés. La CNUCED insiste sur l’importance de moderniser les flottes, d’investir dans les infrastructures portuaires et d’accélérer la transition vers des carburants plus propres afin de garantir la résilience du transport maritime et sa capacité à soutenir le commerce mondial.

Source : meretmarine