CNRS à Saint-Pierre-et-Miquelon : dix ans de recherches, le bruit et l’écosystème marin au cœur des travaux

En janvier dernier, le Centre national de la recherche scientifique a publié un article sur « la recherche française en Outre-mer », l’occasion pour Laurent Chauvaud de revenir sur dix années de recherches sur les écosystèmes marins et la biodiversité menées dans les eaux de l’archipel.

Dans un dossier de janvier consacré à la recherche française en Outre-mer, le CNRS revient sur les « Coquillages, les sentinelles des océans » mais n’évoque pas les autres travaux menés dans l’archipel pendant près de dix ans. Des travaux portant sur les écosystèmes marins, la biodiversité locale.

Depuis les toutes premières études scientifiques lancées en 2017, les projets se sont multipliés pour observer notamment l’oscillation thermique des eaux de Saint-Pierre-et-Miquelon. D’autres études portent aussi sur l’écosystème marin, les habitats sous-marins et la réalisation d’une cartographie précise des fonds marins de l’archipel.

En 2019, les coquilles Saint-Jacques de Miquelon ont fait l’objet d’une thèse signée Pierre Poidevin. Des bivalves qui constituent des indicateurs précieux pour retracer plusieurs siècles de changements environnementaux.

Le paysage acoustique a aussi son importance. Deux thèses ont été menées sur l’impact du bruit sur les écosystèmes marins à Miquelon et à Saint-Pierre et elles révèlent par exemple le comportement des « coucous« . Laurent Chauvaud raconte que ces petits coquillages « font 50 kilomètres par an, que le bruit modifie le régime alimentaire de ces bestioles, leur comportement » .

Une biodiversité riche, des écosystèmes singuliers au cœur de l’attention de chercheurs qui incitent à espérer une publication complète et détaillée sur les dix années de recherches menées dans l’archipel.

Source : France info