Bizerte, littoral en péril
18 septembre 2026
18 septembre 2026
Les travaux imposes par l’APAL a la Corniche et desormais a la plage de Sidi Salem suscitent colère et incompréhension. Entre ouvrages rigides, decisions unilatérales et absence de concertation, c’est tout le patrimoine naturel et social de Bizerte qui se trouve menace.
Depuis des mois, les travaux entrepris par l’APAL a la Corniche de Bizerte suscitent une indignation unanime. Les ouvrages rigides et enrochements massifs bouleversent l’equilibre naturel : modification des courants, aggravation de l’erosion, degradation des paysages et perte d’attractivite touristique. Un budget colossal est englouti dans des methodes jugees inadaptees, sans concertation avec la societe civile ni les experts.
Sidi Salem, une plage desormais menacee ?
Comme si cela ne suffisait pas, l’APAL a decide de deplacer un epi prevu a la Corniche vers la plage de Sidi Salem. Or, cette plage est l’un des derniers espaces balnéaires préservés, vital pour les habitants de Bizerte. Longue d’un kilometre et large de plus de cent metres, elle n’a nul besoin d’ouvrages artificiels. Les Bizertins, atterres, dénoncent une décision unilatérale qui menace de défigurer un site encore intact.
Pourquoi intervenir sur Sidi Salem ? Quels motifs techniques ou stratégiques peuvent justifier de transformer une plage naturelle en chantier ? Les habitants ont le droit de comprendre, et surtout d’être associés aux décisions qui concernent leur patrimoine.
Un appel pressant aux deputes de Bizerte
Il est temps que les représentants de la ville assument pleinement leurs responsabilités et prennent position face a des decisions qui engagent l’avenir du littoral. Les deputes de Bizerte sont directement interpellés : leur silence face à ces projets imposes est incompréhensible et ne peut durer.
Ils doivent defendre les interets de leurs concitoyens en exigeant la suspension immediate des travaux a Sidi Salem, l’ouverture d’un dialogue transparent avec la societe civile et les experts, ainsi qu’une révision des méthodes de protection du littoral afin de privilégier des solutions souples et respectueuses de l’environnement.
Parce que, et incontestablement, Corniche et Sidi Salem ne sont pas des terrains d’expérimentation, mais des espaces de vie et de mémoire. Les élus doivent agir pour empêcher que l’APAL ne transforme le littoral bizertin en champ de ruines.