Le Secrétariat d’État marocain chargé de la Pêche maritime a annoncé que le Royaume a rejoint le ‘Projet international Global Marine Commodities 2 (GMC2)’.
Premier producteur de poissons en Afrique, le Maroc ne se repose pas sur ses lauriers. Et entend œuvrer à la gestion durable de ses ressources halieutiques. C’est dans cette optique que le Secrétariat d’État marocain chargé de la Pêche maritime a annoncé que le Royaume a rejoint le ‘Projet international Global Marine Commodities 2 (GMC2)’.
Le projet international Global Marine Commodities 2 (GMC2), programme quinquennal, a accueilli le 10 mars dernier, un nouvel adhérent, le Maroc, premier producteur de poissons en Afrique et premier producteur et exportateur mondial de sardine.
Conduite par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et financée par le Fonds mondial pour l’Environnement, est déjà mise en œuvre dans cinq autres pays à savoir la Mauritanie, le Sénégal, l’Équateur, le Guatemala et le Panama, l’initiative a pour objectif de promouvoir la durabilité des pêches marines et l’exploitation responsable des ressources halieutiques.
Le projet international Global Marine Commodities 2 (GMC2) vient à point nommé au Maroc et rejoint la stratégie nationale de faire du secteur halieutique l’un des moteurs majeurs de l’économie marocaine. En effet, face à la raréfaction des ressources halieutiques, notamment la sardine qui représente 85% des petits pélagiques marocains, les autorités marocaines multipliaient les stratégies.
En juin 2025, l’Union nationale des industries de la conserve de poisson (UNICOP) tirait la sonnette d’alarme sur et relevait une chute de 46 % des débarquements de sardines en deux ans, passés de 965.000 tonnes en 2022 à 525.000 tonnes en 2024. Parmi les principales raisons évoquées figuraient la capture des juvéniles, l’inefficacité de la lutte contre la pêche illicite et des périodes de repos biologique jugées inadaptées.
«Le projet GMC2 met à profit l’expertise technique du Partenariat pour la pêche durable (SFP), spécialisé dans la promotion de pratiques de pêche durables et le développement des chaînes d’approvisionnement marines. En particulier, il vise à intégrer les exigences en matière de durabilité environnementale et de responsabilité sociale dans les chaînes d’approvisionnement marines, tout en renforçant la gouvernance des pêches marines et en augmentant la valeur des produits issus de pratiques de pêche durables », peut-on lire dans le communiqué du Secrétariat d’État chargé de la Pêche maritime.
Dans le détail, au Maroc, le projet GMC2cible les pêcheries pélagiques à petite échelle, en particulier les sardines et les anchois. Selon les autorités, les interventions porteront sur le renforcement de la durabilité de ces pêcheries et la promotion de la consommation de produits issus de chaînes responsables. Il est également prévu d’améliorer la disponibilité et la transparence des informations scientifiques et techniques sur l’état des stocks de poissons, ainsi que le renforcement de la coopération régionale en matière de recherche et de gestion des stocks communs.
Rappelons que le secteur de la pêche maritime joue déjà un important rôle économique et social dans l’économie marocaine. Sa contribution au Produit Intérieur Brut (P.I.B) a été de l’ordre de 2,3% en moyenne durant les 10 dernières années. En termes d’emplois, la filière pêche génère plus de 220 000 emplois directs et près de 500 000 emplois indirects.
Source : afriquinfos