Au rythme actuel, il nous faudra encore 265 ans pour protéger 30 % des océans
23 octobre 2026
Le dernier rapport de Greenpeace montre qu’au rythme actuel de création d’aires marines protégées, l’objectif de protection de 30 % des écosystèmes marins et côtiers ne risque pas d’être atteint dès 2030 comme le prévoit l’accord de Kunming.
Il faudra patienter encore deux cent soixante-cinq ans pour que 30 % des océans de la planète soient entièrement protégés. C’est ce que révèle le dernier rapport de Greenpeace, publié lundi 19 octobre, à l’occasion de l’ouverture de la 17e Conférence des parties (COP17) des Nations unies sur la diversité biologique, qui se tient actuellement à Erevan en Arménie.
À lire aussi : Qu’est-ce que la COP17 sur la biodiversité, qui s’ouvre à Erevan ?
Intitulé “Maillage resserré” (Well connected), le rapport montre également qu’en trente-quatre ans, depuis que les pays se sont initialement mis d’accord pour établir un réseau d’aires marines protégées à l’issue du Sommet de la Terre de Rio, les zones effectivement protégées ont augmenté d’à peine 0,1 % par an, en moyenne. Certains pays étant plus moteurs que d’autres sur le sujet.
Créer un réseau de réserves marines
“Je salue les progrès de notre gouvernement, mais la protection des océans reste trop lente”, insiste dans Business Green Sarah Champion, présidente du groupe parlementaire multipartite pour l’océan, au Royaume-Uni.
Les auteurs du rapport ont par exemple identifié 17 sites à protéger – ou qui sont déjà des aires protégées et dont le niveau de protection devrait être renforcé – qui pourraient être reliés entre eux afin de créer un réseau de sanctuaires dans l’Atlantique.
“Seul un réseau de réserves marines étroitement connectées et intégralement protégées peut préserver les espèces migratrices, comme les baleines ou les tortues, tout au long de leur trajet, et ainsi éviter qu’elles ne soient tuées par la pêche industrielle, ou percutées par les navires de marchandises, martèle dans Green & Blue Lukas Meus, responsable de la campagne pour les océans chez Greenpeace International. C’est le seul moyen de leur permettre de se déplacer, de se nourrir et de se reproduire en sécurité.”