L’UE prévoit 2 milliards d’euros pour moderniser la pêche et l’aquaculture
23 octobre 2026
23 octobre 2026
La Commission européenne a présenté, mardi, sa nouvelle stratégie pour la pêche et l’aquaculture à l’horizon 2040, visant à renforcer “la viabilité environnementale et économique du secteur”.
Intitulée «Vision 2040 pour la pêche et l’aquaculture», cette stratégie couvre l’ensemble de la chaîne de valeur et cherche à offrir aux entreprises la prévisibilité nécessaire pour investir et se développer, tout en protégeant les ressources et les écosystèmes aquatiques dont elles dépendent, a affirmé l’Exécutif européen.
Cette vision s’articule autour du renforcement de l’offre et de la demande en produits alimentaires aquatiques dans l’UE et définit des priorités clés pour favoriser la prospérité du secteur, notamment des écosystèmes sains, la transition énergétique, la sécurisation des chaînes d’approvisionnement, la stimulation de la demande, la garantie d’un approvisionnement alimentaire stable, le soutien aux producteurs, la facilitation de l’accès au financement et le renforcement de la coopération internationale.
Jusqu’en 2030, l’objectif principal de cette stratégie sera d’améliorer l’efficacité énergétique et des ressources, de développer de nouvelles technologies et compétences et d’utiliser les carburants propres disponibles. À partir de 2030, les efforts se concentreront sur le développement de technologies à émissions faibles ou nulles, soutenues par la modernisation des infrastructures et des flottes, a affirmé Bruxelles.
Parmi les autres mesures phares de cette vision, qui s’inscrit dans le cadre du Pacte européen pour les océans, présenté en juin 2025, figure l’amélioration de l’accès au financement pour les opérateurs du secteur, en particulier à travers une enveloppe de 2 milliards d’euros, proposée dans le cadre du budget à long terme de l’UE pour la période 2028-2034.
Dans l’ensemble de l’UE, le secteur emploie plus de 200.000 personnes (près de 124.500 dans la pêche et quelque 76.000 dans l’aquaculture), auxquelles s’ajoutent de nombreux autres emplois dans la transformation, la vente en gros, la distribution et le commerce de détail.