Le 27 juillet, la 31e session de l’Assemblée de l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM) s’est ouverte ? Kingston, en Jamaïque
31 juillet 2026
31 juillet 2026
Le 27 juillet, la 31e session de l’Assemblée de l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM) s’est ouverte à Kingston, en Jamaïque.
Une délégation interministérielle russe, composée de représentants du ministère des Ressources naturelles et de l’Environnement de la Fédération de Russie, du ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie et de l’Ambassade de Russie en Jamaïque, participe à ses travaux.
Le chef de la délégation russe, Dmitri Tetenkin, vice-ministre des Ressources naturelles et de l’Environnement de la Fédération de Russie, a prononcé une allocution de bienvenue à l’intention des participants.
Dans son intervention, il a souligné l’importance majeure des activités de l’AIFM en tant que mécanisme essentiel de mise en œuvre des dispositions de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982 relatives à la réglementation de la mise en valeur des ressources de la Zone.
La délégation russe a saisi cette occasion pour rappeler la position de la Russie concernant le décret relatif à l’exploitation minière des grands fonds marins pris en avril 2025 par le président des États-Unis : les démarches unilatérales visant à exploiter les grands fonds marins portent atteinte au régime de la Zone établi par la Convention de 1982 ainsi qu’au mandat de l’AIFM et font peser une menace sur le progrès économique et social de l’ensemble des pays, au premier chef des pays en développement.
La délégation russe a en outre réaffirmé que la Fédération de Russie ne reconnaissait pas les limites extérieures du plateau continental « étendu » établies unilatéralement par Washington en 2023, cette démarche n’étant pas conforme à la pratique internationale établie et les procédures applicables n’ayant pas été respectées. Elle a de nouveau appelé les États-Unis à devenir partie à la Convention de 1982.
Elle a appelé tous les États, y compris les États-Unis, à s’abstenir de toute action unilatérale et à ne pas permettre la mise en place de mécanismes parallèles susceptibles de compromettre les objectifs de la Convention de 1982 en matière d’utilisation ordonnée, sûre et rationnelle des ressources de la Zone dans l’intérêt de l’humanité tout entière.
L’Assemblée achèvera ses travaux le 31 juillet. Au cours de cette session, les délégués devront notamment approuver le budget de l’AIFM pour le prochain exercice biennal, débattre de la conduite de l’examen périodique du régime international de la Zone conformément à l’article 154 de la Convention de 1982 et examiner une proposition tendant à saisir la Chambre pour le règlement des différends relatifs aux fonds marins du Tribunal international du droit de la mer d’une demande d’avis consultatif portant sur les aspects juridiques des activités menées dans la Zone par les États non parties à la Convention de 1982. Cette dernière question concerne notamment le décret susmentionné du président des États-Unis.