Extension du Port de Toamasina : Madagascar veut tripler sa capacité maritime
2 juillet 2026
2 juillet 2026
Le Port de Toamasina assure plus de 80 % du trafic maritime de Madagascar. Situé sur la côte Est, dans la région Atsinanana, à environ 370 kilomètres d’Antananarivo, il est aujourd’hui la principale porte d’entrée et de sortie des marchandises du pays.
Avec une superficie de 63 hectares, le Port de Toamasina joue un rôle essentiel dans l’économie nationale. Chaque année, des millions de tonnes de marchandises y transitent. Produits alimentaires, équipements, matières premières, mais aussi des produits d’exportation comme la vanille, le girofle et les minerais.
Chaque jour, plus de 600 conteneurs quittent le port. Grâce à ses quais, ses espaces de stockage et ses équipements modernes, le port peut accueillir des navires venant de différentes régions du monde.
Classé « Port d’Intérêt National », le Port de Toamasina bénéficie également d’un environnement naturel favorable. Il est protégé par plusieurs récifs coralliens, notamment le Récif Hastie, le Grand Récif et le Petit Récif. « Ces formations naturelles permettent de garder une rade relativement calme et facilitent les opérations maritimes » selon les experts.
La gestion du port est assurée par la Société du Port à Gestion Autonome de Toamasina, la SPAT. Elle accompagne le développement des activités portuaires et la modernisation des infrastructures.
Pour répondre à l’augmentation du commerce maritime, Madagascar prévoit l’extension du port avec le projet Port Sec III, intégré à la future Plateforme Multimodale Logistique et Portuaire de Tsarakofafa. « Actuellement, le port traite environ 8,4 millions de tonnes de marchandises par an. L’objectif est de tripler cette capacité » explique RANDRIAMBAHOAKA Heritiana Anicet, Directeur Général de la SPAT.
Ce projet représente un investissement estimé à environ 760 millions de dollars. Parmi cette somme, 410 millions de dollars ont déjà été engagés pour les travaux réalisés dans le port. « Le développement du Port Sec III nécessitera également près de 200 millions de dollars pour construire des infrastructures logistiques, des zones de stockage, des parkings pour camions et des connexions routières et ferroviaires » ajoute le Directeur Général.
À terme, Toamasina ambitionne de devenir une grande plateforme maritime dans l’océan Indien, capable d’accueillir davantage de navires venant d’Europe et d’Asie, puis de redistribuer les marchandises vers les pays voisins.
Le projet devrait renforcer les recettes de l’État, développer les activités économiques locales et créer près de 1 500 emplois permanents.