La Saison Bleue au 11e Our Ocean Conference : porter la voix des femmes pour une économie bleue durable et inclusive

 

En tant que présidente de La Saison Bleue, j’ai été ravie de prendre la parole lors de cet événement parallèle du 11e Our Ocean Conference « Investir dans les femmes africaines pour faire évoluer les fruits de mer et l’aquaculture africains » qui s’est tenu le 16 juin, afin de partager ces questions cruciales.

Les barrières ne concernent pas les talents mais la structure : « Ce sont des problèmes structurels », Astrid Bergmål (Secrétaire d’État au Développement international, Norvège). À travers l’Afrique, les femmes proposent déjà des solutions concrètes et durables — traitement local des algues (Stella Paul Kileo, Seamoss from Zanzibar by Care Cove), valorisation des déchets en huile d’oméga-3 et en cuir de poisson (Daniela Nairita, YARSI Aquacycle), et « comptabilité d’impact » pour inscrire la nature dans le bilan (Antoinette Vermilye, SHE Changes Ocean).

Comme je l’ai dit : « Les femmes ne sont pas motivées par l’exploitation des ressources ; elles sont engagées dans la préservation. »

Women Actions For The Ocean (WAO) met en relation des femmes du monde entier qui proposent des solutions testées, évolutives et innovantes, en partageant des approches éprouvées et des réponses pratiques pour protéger et restaurer l’océan.

Au Blue Africa Summit, grâce à l’Africa Blue Compass (ABC) — une « boussole » continentale ancrée dans la science, la société civile, l’économie bleue et la finance, ainsi que la gouvernance — nous mettons en lumière le leadership féminin, renforçons les solutions locales et alignons les investissements et les politiques pour un avenir bleu véritablement inclusif et durable.

Les voix du terrain comptent : Maarten Derksen (Stichting DOEN) et Mercy Thomas Ndunguru (MTI Investment) nous rappellent que le financement doit être adapté (subventions remboursables, dettes souples, garanties, soutien à long terme) — de nombreuses entreprises de l’économie bleue sont encore peu soutenues et les femmes demandent souvent moins de financements sous l’effet de multiples pressions. Farah Obaidullah (The Ocean and Us) a exhorté à briser les silos et à construire des plateformes intersectorielles qui accompagnent les femmes de terrain vers les politiques publiques et le leadership, afin que les solutions locales atteignent les espaces de décision.

Données clés à garder à l’esprit : selon la FAO, citée par Olivier Poivre d’Arvor, seulement 27 % des travailleurs du secteur primaire sont des femmes (contre 56 % dans le secteur de la transformation). Bien que des progrès aient été réalisés, des lacunes importantes persistent dans les rôles techniques et liés aux ports. En conclusion, il nous a rappelé : « N’abandonnez jamais. » L’élan est bel et bien en faveur des femmes de l’océan, et c’est notre responsabilité collective de transformer cet élan en actions concrètes.

Mes retenues et mon appel à l’action :
• Placer les femmes au centre de la prise de décision et du financement.
• Investir dans les capacités locales : formation, accès au marché et transformation locale.
• Déployer des mécanismes financiers mixtes avec un soutien durable.
• Alléger les charges liées aux soins grâce à des politiques concrètes et des partenariats afin que les femmes aient le temps de diriger.

Rejoignez WAO / Africa Blue Compass ou contactez-moi. Transformons la visibilité en capital, en marchés et en politiques qui permettent aux femmes de l’océan de prospérer pour des communautés résilientes et une mer en bonne santé.

Avec des remerciements sincères à Hatch Blue, Shamim Wasii Nyanda et Cristina Tebar Less.