Surpris en pleine pêche dans une zone interdite, un chalutier breton voit près de 300 kg de poissons confisqués

 

Un chalutier breton a été surpris en train de pêcher dans une zone interdite au large de la Bretagne. Contrôlé par les Affaires maritimes, le navire a vu sa cargaison confisquée. Une procédure judiciaire est désormais engagée.

La sortie en mer pourrait coûter cher à ce patron-pêcheur breton.

 

Repéré dans une zone où la pêche est interdite

 

Le 2 juin dernier, un chalutier a été contrôlé alors qu’il pratiquait la pêche au chalut de fond dans une zone réglementée située à proximité du littoral breton.

L’infraction est détectée par le Centre national de surveillance des pêches (CNSP), basé au sein du CROSS Atlantique d’Étel, dans le Morbihan. Selon les informations rapportées par Actu Morbihan, les agents constatent une action de pêche dans la bande des trois milles, un secteur où cette pratique est strictement encadrée.

 

Un patrouilleur intervient rapidement

 

Une fois l’infraction repérée, un patrouilleur des Affaires maritimes présent dans le secteur est immédiatement mobilisé.

« Nous avons détecté une action de pêche avec un chalut de fond dans cette zone interdite. On avait un patrouilleur des Affaires maritimes à proximité. Le patrouilleur a verbalisé et a mis fin à la pêche », explique Célia D’Hervé, cheffe du Centre national de surveillance des pêches, citée par Actu Morbihan.

Les agents procèdent alors au contrôle du navire et dressent un procès-verbal à l’encontre du pêcheur.

 

270 kilos de poissons confisqués

 

La sanction ne s’arrête pas à la verbalisation. L’intégralité de la capture réalisée lors de cette opération de pêche est saisie.

Selon Célia D’Hervé, toujours citée par Actu Morbihan, près de 270 kilos de poissons se trouvaient dans le trait de chalut au moment du contrôle. Parmi les espèces capturées figurent notamment des raies, du grondin et du bar.

Une perte financière importante pour l’équipage, à laquelle pourraient bientôt s’ajouter d’autres sanctions.

 

Une procédure judiciaire en préparation

 

L’affaire ne devrait pas s’arrêter à ce simple contrôle en mer. Les autorités maritimes annoncent que des amendes administratives sont envisagées et qu’une suite judiciaire est également prévue.

Chaque année, le Centre national de surveillance des pêches coordonne plusieurs milliers de contrôles en mer et lors des débarquements afin de lutter contre les pratiques illégales et préserver les ressources halieutiques.

Cette nouvelle verbalisation rappelle que les zones côtières font l’objet d’une surveillance étroite et que les infractions aux règles de pêche peuvent entraîner des sanctions lourdes, tant sur le plan financier que judiciaire.

Source ; Petit bleu