Dakhla-Oued Eddahab : leader du secteur de l’aquaculture au Maroc
22 mai 2026
22 mai 2026
L’aquaculture est considérée comme un secteur clé de l’économie de la région de Dakhla-Oued Eddahab, contribuant à plus de 70 % de la production nationale et offrant de nombreuses perspectives de croissance très prometteuses.
La ville de Dakhla dispose d’une infrastructure moderne, la première du genre en Afrique, pour le développement du secteur. Il s’agit d’une station aquacole qui produit les données scientifiques et techniques nécessaires pour garantir le développement de projets durables spécialisés dans la production d’alevins, de coquillages et d’algues, qu’ils soient microscopiques ou destinés à la consommation.
L’objectif de la recherche scientifique pour le secteur de la pêche maritime est d’assurer la stabilité et la durabilité des stocks halieutiques, ainsi que le transfert de connaissances et d’expertise aux professionnels pour une gestion efficace du secteur.
La région de Dakhla-Oued Eddahab constitue le laboratoire de l’aquaculture durable du Royaume du Maroc, offrant d’innombrables opportunités d’investissement dans le secteur. Elle est la première à ouvrir la voie au développement de cette économie bleue à l’échelle nationale.
Avec un budget de 4,7 millions de dirhams marocains (440 000 euros) destiné à l’élaboration d’un plan de nouvelle génération intégrant une évaluation environnementale stratégique, un projet de structures aquacoles (PSA) et son étude d’impact, la région de Dakhla-Oued Eddahab est devenue une zone pilote pour tester l’approche adoptée visant à concilier croissance économique, durabilité environnementale et attractivité pour les investisseurs.
En tant que capitale officielle de l’aquaculture dans ce pays d’Afrique du Nord, la ville de Dakhla renforce la position du Maroc en tant qu’acteur majeur de l’économie bleue aux niveaux régional et international.
Dans un contexte marqué par un intérêt croissant à l’échelle mondiale pour l’aquaculture afin d’alléger la pression sur les pêcheries et de répondre à la demande croissante en protéines marines, la région de Dajla-Oued Eddahab bénéficie de grandes perspectives de croissance qui en font un pôle important de production d’huîtres et de moules à l’échelle nationale.
Dans cette optique, le Maroc entend mettre en œuvre 450 projets aquacoles, dont 123 sont destinés aux jeunes, aux coopératives de pêche artisanale et aux porteurs de projets locaux, avec une vocation purement sociale.
L’ambition de ce pays d’Afrique du Nord est d’atteindre une production annuelle de 390 000 tonnes, de créer 6 300 emplois directs et de positionner le pays comme leader africain en matière d‘aquaculture durable.
À cet effet, près de 24 000 hectares de zones maritimes ont été identifiés pour de nouveaux investissements, concentrés dans trois secteurs principaux : la pisciculture, la conchyliculture et la culture d’algues. Rien qu’en 2025, quelque 200 fermes aquacoles ont été créées et 322 accords ont été signés pour le développement de nouvelles unités d’incubation et la consolidation, par conséquent, de la chaîne d’approvisionnement.
Compte tenu des efforts déployés pour le développement de cette économie prometteuse, mobilisant 1,5 milliard de dirhams (140 millions d’euros) d’investissements publics dans l’aquaculture, le Maroc a réussi à atteindre une production de 7 000 tonnes en 2024, générant 310 millions de dirhams (29 millions d’euros) de recettes.
La recherche scientifique joue un rôle central dans le développement de l’aquaculture ; elle assure un suivi quotidien et en temps réel de l’état des stocks halieutiques afin d’analyser leur évolution et de formuler des recommandations scientifiques précises qui servent de base à une gestion efficace des pêcheries.
À cet égard, il convient de souligner la mission de l’Institut national de recherche halieutique (INRH), situé à Dakhla-Oued Eddahab, qui consiste à accompagner la dynamique du secteur grâce à un travail scientifique intégré mené par ses laboratoires spécialisés, afin de garantir une exploitation durable des ressources halieutiques et de renforcer les fondements de l’économie bleue dans la région.
L’Institut dispose de trois laboratoires principaux qui fonctionnent de manière complémentaire et couvrent les différents aspects liés à la gestion et à la durabilité des ressources marines :
Le travail de l’INRH ne se limite pas à l’aspect sanitaire, mais comprend également la réalisation de diagnostics sur les ressources halieutiques et leurs systèmes d’exploitation. Il est également chargé de la surveillance de l’environnement marin et de l’évaluation de l’impact des activités humaines sur les écosystèmes côtiers.
Accrédité selon les normes internationales, le laboratoire effectue des opérations de suivi régulières, à raison d’une fois par semaine, afin de contrôler la qualité sanitaire des palourdes et de garantir l’absence de biotoxines pouvant représenter un risque sanitaire pour les consommateurs.
Parallèlement à ce travail, l’institut formule également des recommandations visant à sensibiliser les différents acteurs, investisseurs et professionnels à la nécessité de respecter les équilibres écologiques.
Le travail réalisé par l’INRH, à travers ses trois laboratoires, s’inscrit dans le cadre d’une vision nationale intégrée qui vise à établir un modèle de développement durable fondé sur la valorisation et la conservation des ressources marines.
Grâce à cette approche, la région parvient à concilier exploitation et conservation des ressources marines, garantissant ainsi leur pérennité pour les générations futures et renforçant l’attractivité du secteur pour les investissements.
Conformément aux directives royales données par le roi Mohammed VI, relatives au développement de l’économie bleue, la conservation des ressources halieutiques constitue non seulement une responsabilité collective et partagée, mais aussi un pilier essentiel de ce modèle économique qui exige une exploitation responsable et durable.
Le suivi de l’exploitation des ressources halieutiques a pour objectif de recueillir des données précises sur les quantités débarquées, la structure des stocks de poissons, en particulier les petits pélagiques, ainsi que d’analyser la dynamique de ces ressources et d’évaluer leur niveau d’exploitation ; ce qui contribue à une prise de décision fondée sur des données scientifiques garantissant une production durable.