Greenland’s rapid ice melt


Cette semaine,
Copernicus Climate Change Service, l’agence européenne d’observation de la Terre, en collaboration avec Organisation météorologique mondiale, a publié son rapport annuel sur l’état du climat en Europe.

L’Europe continue de se réchauffer plus rapidement que tout autre continent, à un rythme deux fois supérieur à la moyenne mondiale. Des températures supérieures aux normales ont été enregistrées sur au moins 95 % du continent en 2025.

Glaciers in Europe continue their long decline. Chart showing cumulative glacier mass change in gigatonnes

Ces températures extrêmes affectent également les glaciers et les calottes glaciaires européennes. Les pertes de masse des glaciers ont été particulièrement importantes en Islande, au Svalbard et à la périphérie du Groenland, selon le rapport.

La calotte glaciaire qui recouvre la majeure partie du Groenland a perdu environ 139 milliards de tonnes de glace entre août 2024 et août 2025, soit environ une fois et demie le volume total de glace contenu dans tous les glaciers des Alpes européennes.

Cette calotte contient suffisamment d’eau douce pour faire monter le niveau des mers de plus de 7 mètres. La fonte enregistrée l’an dernier a déjà contribué à une hausse moyenne du niveau mondial des océans de 0,4 mm.

Greenland ice sheet continues to shrink due to the effects of climate change. 139 gigatonnes of ice were lost in 2025, equivalent to 1.5 times the ice in Europe’s alpine glaciers. Map showing ice flow velocity (metres/day)

Les conditions chaudes et sèches ont également favorisé une activité record des incendies de forêt en Europe. Plus d’un million d’hectares ont brûlé — une superficie supérieure à celle de Chypre — tandis que les émissions liées aux feux ont atteint leur niveau le plus élevé jamais enregistré. L’Espagne a été le pays le plus touché, représentant à elle seule environ la moitié des émissions.

Les océans européens ont eux aussi subi ces fortes chaleurs : 2025 marque la quatrième année consécutive de températures marines record, avec des vagues de chaleur marines affectant 86 % des zones océaniques européennes.

Cette tendance de long terme a des conséquences négatives sur la biodiversité, les espèces et les habitats marins. Les vagues de chaleur marines peuvent également coïncider avec des canicules terrestres, contribuant à des températures et une humidité plus extrêmes, y compris la nuit, ce qui ralentit la récupération du corps face au stress thermique et perturbe le sommeil, souligne le rapport.



Selon les scientifiques, cette tendance ne devrait pas s’inverser cette année. Les effets du changement climatique d’origine humaine pourraient même être amplifiés à court terme par le phénomène climatique cyclique du Pacifique connu sous le nom de El Niño, qui influence les conditions météorologiques à l’échelle mondiale.

Les prévisions saisonnières compilées par Copernicus suggèrent qu’un épisode El Niño pourrait se développer à partir de la fin du mois prochain. Toutefois, les scientifiques refusent pour l’instant de qualifier ce phénomène de « super El Niño ».

Maps showing how different colour ramps illustrate the data differently. Using a linear single hue, logarithmic single hue and logarithmic diverging colour ramp
If I had

Chaque augmentation de 1 cm du niveau de la mer pourrait exposer environ 6 millions de personnes supplémentaires aux risques d’inondations côtières à travers le monde.

 
Edited by Emiliya Mychasuk, FT climate editor