« La laitue de mer, c’est un aliment du futur » : un projet d’aquaculture développé dans ce marais de Vendée
24 avril 2026
24 avril 2026
Un projet d’aquaculture propose une nouvelle approche des marais en Vendée. Cet espace naturel remarquable n’a pas fini d’être pourvoyeur de richesses pour le territoire.
Depuis le début de l’année, le marais des Proux, qui longe le chemin piétonnier, au bord du territoire des marais de L’Île-d’Olonne, qui mène aux cabanes des marais salants, est en activité. Un projet d’aquaculture est en cours. Il s’agit d’une nouvelle approche des marais.
Dany Rassoul, dit Momo, actif dans les associations islaises et ancien traiteur sur la place de l’église, a souhaité changer d’orientation professionnelle et a décidé de se lancer dans l’agriculture en milieu aquatique et exploiter ce marais, avec un projet d’aquaculture : « Aujourd’hui, il y a une demande de plus en plus forte de production d’algues pour la consommation, car elles sont riches en protéines. Je trouve cette culture et ce produit très intéressants. Quand j’ai appris que la municipalité venait d’acheter ce marais, qui couvre plus de 3 ha et qui englobe sept bassins, je suis allé lui proposer un projet. J’ai suivi une formation en Bretagne, au Ceva (Centre d’étude et de valorisation des algues). »
Il présente son projet : « Il concerne trois bassins pour le moment. Et il est articulé autour de mon souhait de cultiver des macro-algues, l’ulva lactuca, appelée laitue de mer. C’est un aliment du futur. Les marais se prêtent tout à fait à cette culture. Je prévois d’exploiter quelques aires du marais salant cette année, si le marais est prêt. Je prévois surtout d’avoir ma première récolte d’algues dès cette année. »
Il attend la venue de la pelleteuse début mai, qui va enlever la vase, formée au fond des bassins, et créer la connexion hydraulique entre les bassins.
Dans le bassin qui longe le chemin, qui fait une surface de 3 500 m², il a commencé à préparer le marais salant, où réapparaissent les 21 aires (bassins de récolte du sel) d’origine : « Ce marais était destiné à devenir un marais poissonnier quand il a été abandonné dans les années 1950. Il y avait eu plusieurs années pluvieuses et aucune récolte de sel. Comme les algues se conservent grâce au sel, c’est un bon complément à mon projet. »
Le marais d’aquaculture est prévu au fond, près des cabanes à sel, dans un bassin qui couvre 4 000 m² : «Les conditions reproduisent bien le milieu marin, où l’algue pousse naturellement. »
Le troisième bassin, situé à côté de la saline, qui occupe une surface de 4 000 m², sera réservé à la récolte de la salicorne : « J’aurai ainsi une production toute l’année. La salicorne de mai à mi-juillet, le sel jusqu’à septembre et les algues, qui ne craignent pas le froid, le reste de l’année. »