Les signalements de requins-pèlerins se multiplient en Méditerranée ces derniers jours
23 avril 2026
23 avril 2026
Après l’observation par des pêcheurs d’un requin-pèlerin au large de Port-la-Nouvelle, un autre spécimen a été aperçu près de Collioure et Argelès-sur-Mer. Dimanche dernier, ce sont les Catalans qui ont pu en voir un nouveau dans le port olympique de Barcelone.
Alors que les pêcheurs aubois de Port-la-Nouvelle se remettent à peine de leur rencontre avec un imposant requin-pèlerin de 10 mètres de long, de nouvelles apparitions ont fait couler de l’encre dans les journaux régionaux.
Les habitants d’Argelès-sur-Mer et de Collioure (Pyrénées-Orientales) ont en effet pu admirer le déplacement d’un requin-pèlerin à une distance d’à peine 500 mètres de la côte Vermeille, dans un spot apprécié des plongeurs. L’observation a été rapportée ce dimanche 19 avril.
Le même jour, les Catalans ont aperçu un requin-pèlerin juvénile qui naviguait en plein cœur du port olympique de Barcelone. Une visite rarissime qui a suscité beaucoup d’émotions. Le spécialiste local des requins, Juan Carlos Garcia, a expliqué sur sa page Instagram : «Nous associons Barcelone aux déchets et à la pollution, certes, mais nous avons aussi beaucoup de vie à connaître et à protéger (…) C’est un très bon signe, car cela indique que des requins grandissent et se nourrissent dans nos eaux».
Les Barcelonais ont eu beaucoup de chance ces derniers temps, puisqu’ils ont pu voir des dauphins et même une baleine, toute cette faune marine étant passée le long de la côte en l’espace de deux semaines.
Ces témoignages se multiplient. Il semblerait que ce ne soit pas le même requin, puisque les tailles mentionnées ne concordent pas. Ce qui signifie qu’on aurait bien plusieurs requins. La «saison» des requins-pèlerins a bel et bien débuté, il n’y a plus de doute.
Ceux-ci suivent les courants ayant une forte concentration de plancton. Pour rappel, ils sont parfaitement inoffensifs pour l’Homme et ne se nourrissent que de plancton, qu’ils récupèrent en ouvrant grand la gueule et en filtrant l’eau grâce à leurs branchiospines. Nulle inquiétude donc pour les baigneurs trop aventureux.
L’association «Ailerons», domiciliée à Montpellier, recense tous les requins-pèlerins dans le cadre du projet «PEL-MED». L’objectif est d’obtenir le plus de renseignements sur l’espèce, de multiplier les observations et, pourquoi pas, poser la première balise sur un requin-pèlerin en mer Méditerranée. Le deuxième plus grand poisson du monde n’a pas fini de faire parler de lui.
