Gaia First et SPA/RAC annoncent une collaboration stratégique pour renforcer la conservation marine en Méditerranée

 

 

Une alliance au cœur de la Décennie des Nations Unies pour la science océanique

Le Centre d’Activités Régionales des Zones Spécialement Protégées (SPA/RAC) et l’organisation internationale Gaia First annoncent une collaboration stratégique visant à renforcer la conservation marine et côtière en Méditerranée.

Cette coopération s’aligne pleinement avec la mise en œuvre du Programme intégré de suivi et d’évaluation (IMAP) de la Convention de Barcelone et contribuera concrètement à l’atteinte du Bon Statut Environnemental (GES) des écosystèmes marins et côtiers.

 

Un partenariat soutenant les aires spécialement protégées et le programme IMAP

 

En combinant leur expertise, Gaia First et SPA/RAC visent à renforcer :

  • La collecte et l’analyse de données scientifiques (ADN environnemental, bruit sous-marin, pollution plastique) ;
  • La compréhension des pressions anthropiques ;
  • L’intégration des connaissances écologiques traditionnelles ;
  • Science citoyenne et éducation environnementale ;
  • Coopération entre institutions, communautés locales et parties prenantes du terrain.

Cette collaboration vise à établir des ponts concrets entre les politiques méditerranéennes prévues par la Convention de Barcelone et les cadres internationaux de la Décennie des Nations Unies pour la science de l’océan, tout en contribuant activement aux Objectifs de développement durable de l’Agenda 2030 des Nations Unies.

 

Gardiens de Gaïa : le programme mondial – Mare Nostrum : sa composante maritime

 

Guardians of Gaia est le programme international dirigé par Gaia First, avec le soutien de l’UNESCO. Il vise à créer un réseau d’initiatives locales et régionales qui transforment les spécificités de chaque territoire en un bien commun, reliant le savoir traditionnel, la science avancée et l’engagement civique — des montagnes à la mer.

Mare Nostrum représente sa composante maritime. Elle se déploie à travers deux dimensions complémentaires : un réseau de pôles côtiers établis le long du bassin méditerranéen, et une expédition à bord d’un grand voilier sous le patronage de la Commission nationale française pour l’UNESCO.

La Méditerranée, en tant que berceau de cette initiative, servira de modèle pilote pour le déploiement progressif de 150 pôles dans 60 pays d’ici 2030.

 

Hubs Guardians of Gaia : espaces de vie au service des communautés

 

Ces centres ne sont pas simplement des stations scientifiques. Ce sont des espaces de vie où se réunissent gestionnaires de zones protégées, autorités locales, communautés de pêcheurs, habitants, écoles, jeunes, chercheurs et associations. Ils deviennent :

  • Des espaces d’apprentissage et de sensibilisation pour les écoles et les citoyens ;
  • Des lieux pour transmettre les savoirs traditionnels et les pratiques ancestrales pour protéger la mer ;
  • des centres de conservation actifs où la science rencontre la société ;
  • Points de connexion au sein d’un réseau méditerranéen — et finalement mondial.

Ils inspirent les vocations, donnent du pouvoir aux jeunes locaux en tant que gardiens de leur patrimoine naturel et les préparent à devenir des ambassadeurs mondiaux.

 

Mare Nostrum : l’expédition, composante maritime du programme

 

Une première expédition scientifique, éducative et culturelle à bord d’un grand voilier reliera Tanger à Monaco, avec des escales à Carthagène, Tunis, Palerme et Nice.

Il offrira à quarante jeunes explorateurs internationaux une expérience immersive de plusieurs semaines combinant collecte de données scientifiques, diplomatie environnementale, apprentissage interculturel et transmission des savoirs traditionnels.

 

L’expertise maritime traditionnelle : un pilier pour l’avenir

 

Dans le bassin méditerranéen, la gestion des ressources repose autant sur des siècles d’observation et de savoir-faire traditionnel que sur de nouvelles technologies. Le programme intègre ces connaissances sous forme de protocoles scientifiques et éthiques complets.

En combinant le suivi scientifique avec les connaissances et pratiques traditionnelles, le programme construit une alliance entre patrimoine et innovation. L’UNESCO a reconnu cette approche dans une lettre adressée à Gaia First datée du 10 février 2025, mettant en avant « une vision qui comble le fossé entre le savoir traditionnel et la science écologique. »

 

Une collaboration structurante pour la Méditerranée

 

Grâce à ce partenariat, Gaia First et SPA/RAC posent les bases d’un modèle où la science, la culture, l’éducation et les communautés locales convergent pour protéger durablement les écosystèmes méditerranéens et transmettre cet héritage aux générations futures.

 

À propos de SPA/RAC

 

Basé à Tunis depuis 1985, le Centre régional d’activités des zones spécialement protégées (SPA/RAC) soutient les parties contractantes à la Convention de Barcelone dans leurs efforts pour protéger et gérer de manière durable la biodiversité marine et côtière en Méditerranée. Elle contribue notamment à la conservation des espèces et des habitats, ainsi qu’au développement et à la gestion efficace des zones marines et côtières protégées.

Le Programme intégré de suivi et d’évaluation (IMAP), adopté dans le cadre du PNUE/MAP, fournit un cadre commun pour le suivi de l’état de l’environnement marin et côtier et oriente les actions visant à atteindre un bon statut environnemental.

À propos de Gaia First

Gaia First est une organisation internationale engagée en faveur de la protection de la biodiversité par une approche systémique combinant science, éducation et diplomatie environnementale, scientifique et culturelle.

Gardiens de Gaïa est une action officielle de la Décennie des Nations Unies pour la science océanique.

Le programme est soutenu par des partenaires institutionnels majeurs, notamment :

  • UNESCO et la Commission française pour l’UNESCO
  • PNUE/CARTE – SPA/RAC
  • EU4Ocean (Commission européenne – jeunesse et littératie océanique)
  • Organisation maritime internationale (OMI) – partenaire stratégique du Programme sur les déchets océaniques (OMI, FAO, FEM) et du Partenariat mondial sur le bruit (OMI, PNUD, GEF)
  • CNRS (consortium sur les questions de haute mer)
  • UNIMED (réseau de 184 universités et institutions de recherche)
  • FEE – Fondation pour l’éducation à l’environnement

Source : SPA/RAC