Pêche côtière en Outre-mer : la Guadeloupe et la Martinique représentent le plus gros volume de poissons débarqués en 2024
12 mars 2026
12 mars 2026
L’Ifremer vient de dresser le bilan 2024-2025 de l’état de la ressource en mer dans les régions ultramarines. En pêche côtière, les Antilles représentent le plus gros volume de poissons dits débarqués. En Guadeloupe, ils arrivent en bon état et il y a peu de surpêche.
L’Ifremer vient de faire un point sur l’état des poissons exploités dans les pêcheries côtières d’une partie de l’Outre-mer. Ce bilan 2025 s’appuie sur les informations de 2024. On parle “d’état des poissons”, en termes de ressource. Ces informations permettent de poser un diagnostic pour différentes espèces et distinguer celles qui sont surpêchées ou en voie de reconstitution, c’est-à-dire pêchées durablement mais avec une masse totale encore insuffisante dans leur milieu naturel.
La Guadeloupe et la Martinique totalisent 63% du volume de poisson débarqué en pêche côtière dans les départements d’Outre-mer en 2024 soit près de 4.400 tonnes. Vingt populations de poissons sont évaluées. Les mêmes, mais avec des diagnostics différents, illustrant les écarts de productivité des écosystèmes marins et dans les réglementations locales. En Guadeloupe, 55% des populations de poissons sont en bon état : 5% surpêchés, 2% surpêchés et dégradés, et 38% non évalués. En Martinique, 49% sont en bon état : 13% surpêchés, 17% surpêchés et dégradés, et 21% ne sont pas évalués.
À Mayotte et à la Réunion, le nombre d’espèces évaluées progresse chaque année. Elles sont en bon état aussi : 53% à la Réunion, 39% à Mayotte. Dans ces deux territoires, 1% des populations sont reconstituables. C’est peu, mais ce sont les seuls où ce critère apparaît. La Guyane se distingue avec 50% des populations surpêchées et dégradées. Pour autant, il y a aussi 34% en bon état et 16% sont non évaluées. Ces chiffres concernent 8 espèces. Le vivaneau, très pêché sur place, est exploité par d’autres flottilles et n’est pas inclus dans le bilan. Quatre des huit espèces constituent 80% des 1 900 tonnes pêchées en 2024. Plus d’un tiers rien que pour l’acoupa rouge. Une espèce très impactée par la pêche illégale étrangère difficilement quantifiable.