UNESCO et 1 OCEAN documentent la plus grande migration océanique

 

Chaque hiver, dans les eaux froides où se rejoignent l’Atlantique et l’océan Indien, l’océan commence à s’animer. La vie se rassemble, s’accélère et migre vers le nord lors de l’un des phénomènes naturels les plus puissants sur Terre. Ensemble, l’UNESCO et l’initiative 1 OCEAN, dirigée par le photographe et réalisateur documentaire Alexis Rosenfeld, ont documenté ce phénomène : la plus grande migration animale de la planète.

Souvent décrite comme le « battement de cœur » de la mer, la migration des sardines se déroule le long de la côte sud de l’Afrique entre mai et juillet. Des milliards de sardines se déplacent en immenses bancs coordonnés, formant des rubans sombres s’étendant sur des kilomètres à la surface de l’océan. Depuis les airs, l’ampleur de ce mouvement vivant devient visible. Sous l’eau, les prédateurs convergent dans une rare synchronisation de temps, de lieu et d’abondance.

Cette migration est bien plus qu’un spectacle. Chaque hiver austral, les sardines parcourent plus de 1 600 kilomètres, guidées par les courants froids et les floraisons saisonnières de plancton. Ce faisant, elles génèrent la plus grande migration de biomasse sur Terre, soutenant une diversité exceptionnelle de vies. Les manchots africains, les otaries à fourrure, les albatros, les pétrels, les fous de Bassan, les tortues luth, les dauphins, les requins et plusieurs espèces de baleines dépendent tous de ce rythme saisonnier. C’est une véritable rivière d’énergie vivante sur laquelle reposent l’ensemble des chaînes alimentaires marines.